Procès Black: les paiements de non-concurrence étaient légaux

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Édition du mercredi 28 mars 2007

Mots clés : Hollinger International, Conrad Black, Justice, États-Unis (pays)

David Radler, l'ancien lieutenant de Conrad Black

Photo: Agence Reuters

Chicago -- Tous les paiements de non-concurrence au coeur des accusations de fraude qui pèsent contre Conrad Black étaient légaux et avaient été approuvés par des avocats et des vérificateurs externes, a déclaré hier l'avocat d'un des coaccusés de l'ancien baron de la presse.

Lors de son contre-interrogatoire de Thomas Henson, un avocat américain qui a aidé une entreprise médiatique américaine à acquérir des journaux de l'ancien empire Hollinger International, Me Michael Schwartz a affirmé que son client, Mark Kipnis, a consigné de façon correcte les transactions avant de les soumettre pour approbation.

Kipnis est un ancien haut dirigeant de Hollinger International.

L'arrangement de non-concurrence final démontre clairement que Hollinger International et Hollinger Inc. -- une entreprise torontoise qui contrôlait Hollinger International et dans laquelle Black détenait une participation de 35 % -- étaient toutes les deux d'accord avec les conditions de l'entente, a dit Me Schwartz.

L'entente stipulait de plus que Hollinger International déciderait de la répartition des fonds. Dans la première de deux ententes, 38 millions de dollars devaient être versés à Hollinger International et 12 millions à Hollinger Inc.

Me Henson, qui a signé l'entente au nom de Community Newspaper Holdings de l'Alabama, a précisé que l'entente finale aurait été examinée par des vérificateurs. «Les transactions doivent être inscrites aux livres, et les vérificateurs doivent être d'accord avec la manière dont elles le sont», a-t-il précisé.

Black et ses coaccusés --Kipnis, Jack Boultbee et Peter Atkinson -- sont accusés d'avoir empoché illégalement les 60 millions versés en paiement de non-concurrence. Si on ajoute à cette somme les dépenses personnelles qui auraient été refilées par Black à la compagnie, le montant total de la fraude présumée gonfle à 80 millions.

L'avocat de Black, Ed Genson, a rappelé aux jurés que c'est David Radler, le lieutenant de Black, qui a négocié ces contrats, et non Black lui-même. Me Henson a dit avoir rencontré Radler une seule fois, avant de révéler n'avoir jamais parlé à, ou rencontré, Black.

Radler a déjà reconnu sa culpabilité en échange d'une peine de prison réduite, d'une amende de 250 000 $US et de son témoignage contre son ancien patron.

Plus tard, Me Henson a expliqué avoir fait une brève présentation à Radler, de l'offre de Community Newspaper. Radler s'est alors emporté et a quitté la salle pour aller se réfugier dans son bureau, a dit Me Henson, qui a qualifié le tout de «scène» pour tenter d'obtenir un avantage dans les négociations.


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