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Les Parti vert ouvre le feu sur des écologistes Ou : Quand des écolos se tirent dans le pied... D'accord sur beaucoup de points avec Normand Desjardins
Ou: Quand des écolos se tirent dans le pied...
Christian Montmarquette
Membre fondateur de Québec solidaire
Saint-Henri, Montréal. - Le mercredi 28 mars 2007 / 13h27
Je suis d'accord sur beaucoup de points avec Normand Desjardins. Mais selon mes informations et mes propres déductions le Parti vert est précisément là pour faire planter la gauche à moins qu'il ne prouve par des gestes concrets qu'il n'est pas sectère.
Je crois bien sauf erreure que tout le monde de QS se foutais éperdument d'un quelconque gain dans Bourget de si cela avait pu permettre de dégager Gouin ou Mercier. À la limite, je me fout aussi pas mal de même faire gagner Scott Mckay, car plus on l'entend et plus il ne cesse de se mettre en contradiction.
Ce qui plus grave, est de voir combien Radio-Ca-de-na, TVA et d'autres, ont donné de l'importance une importance au Parti vert qu'il n'a pas, précisément pour diviser le vote progressiste beaucoup trop confrontant pour l'estabishment économique du Québec et si ce n'est même pour empêcher QS de coucurrencer le PQ.
Voici un de mes récents article pertinent sur le sujet :
Les Parti vert ouvre le feu sur des écologistes
Ou: Quand des écolos se tirent dans le pied...
Par Christian Montmarquette
Les derniers sondages avaient pourtant clairement démontré que les deux principales circonscriptions électorales, Gouin et Mercier, où des écologistes de gauche de Québec solidaire avaient les meilleures chances de faire élire des députés, et qui plus est, portaient et de loin, parmi les meilleures plateformes environnementales selon l'organisme Greenpeace, se sont fait hier concurrencer par deux des candidats du Parti vert du Québec.
Dans le circonscription de Mercier, le candidat Vert, Sylvain Valiquette, a réussi a rafler plus de 2398 des voix (8,48 %) contre Amir Khadir qui de son côté a obtenu la seconde place avec un résultat historique frôlant les 30% du vote pour la gauche souverainiste de Québec solidaire avec 8 303 voix, pour un résultat précis de 29,38% du suffrage pour QS dans Mercier.
Pour 1123 votes de plus...
La majorité obtenue pour faire réélire le député sortant péquiste Daniel Turp ayant été de seulement 1123 voix, il n'aurait donc suffit que de moins de la moitié des votes obtenus par le candidat Vert Sylvain Valiquette, pour faire gagner Amir Khadir, porte-parole national de Québec solidaire.
Tous les sondages avaient pourtant été extrêmement clairs sur le pourcentage des intensions de vote en faveur de Québec solidaire dans les circonscriptions de Gouin et Mercier et prédisaient des résultats record de plus de 27% du suffrage.
Se réclamant du pragmatisme, contre toutes attentes, Scott McKay, chef du Parti vert du Québec, qui avait pourtant maintes fois affirmé surtout vouloir profiter de la période électorale pour attirer l'attention des citoyens sur les enjeux environnementaux et ne se faire aucune illusion sur une réelle possibilité d'un gain électoral, se retrouve aujourd'hui dans une flagrante contradiction.
Au péril de faire perdre le plus crédible des candidats écologiste Amir Khadir, le Parti vert, comme on le sait, s'est tout de même entêté à présenter une candidature contre le meilleur joueur de Québec solidaire dans la circonscription de Mercier.
Il est donc aujourd'hui assez pathétique de constater le vote écologiste s'être ainsi divisé, puisque Québec solidaire avait pourtant reçu une note exemplaire de 90 % de la part de Greenpeace pour la qualité de sa plateforme environnementale.
Peut-on en conclure que le soi-disant pragmatisme du Parti vert se soit subitement fait pollué par un vent d'électoralisme ? À moins que la période électorale ne soit la période par excellence pour révéler les intensions véritables du Parti vert, qui prônent l'écologie d'une main, mais qui dans les faits, ouvre le tir de l'autre sur le meilleur joueur écologiste qui aurait eu une véritable chance de se faire entendre à l'Assemblée nationale...
Dans les circonstances, il est assez aisé d'en conclure que les véritables intensions du Parti vert n'étaient finalement pas d'un prétendu angélisme de faire avancer le discours sur la protection de l'environnement ou d'une sensibilisation à leur cause, mais d'une recherche bien quelconque de prêcher pour sa petite paroisse et d'un intéressé cumul des votes, et cela, au mépris même d'un gain écologiste réel et concret au plan politique.
Notons que Québec solidaire avait reçu l'appui d'artistes de grande renommé, dont le chanteur et cinéaste Richard Desjardins, un militant écologiste notoire, ainsi que celui de plusieurs autres.
Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire :
Richard Desjardins, Luck Mervil, Paul Amarani, France Castel, Yvon Deschamps, Judi Richard, Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe La Bottine souriante.
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Une première réaction négative...
À la suite de la réaction d'un lecteur qui n'était pas en accord avec le fait de tenir un autre parti responsable de la défaite de Québec solidaire dans la circonscription de Mercier, je vous envois aussi ma réplique, qui à mon avis complète mon raisonnement et ma façon de voir les choses.
Christian Montmarquette
Voici donc cette réplique au courriel d'un de mes lecteurs :
Le Parti vert du Québec ont eu gravement tort de maintenir leur candidature contre le porte parole national de Québec solidaire Amir Khadir dans Mercier. Non seulement ils auraientt été préférable qu'ils se retirent, mais que les verts «appuient » publiquement Amir Khadir et appellent même les écologistes à voter pour cette candidature dans ce cas précis. S'eu été là un grand geste pour un noble cause et le début d'une alliance possible tel que recommandé par « Greenpeace » qui déclarait publiquement : (...) Il serait préférable que ces gens là apprennent à travailler ensemble... (...)
La moindre des choses eu été qu'ils retirent une, deux ou même trois candidatures, là où y il y avait les plus grandes possibilités de gains pour le vote alternatif et les valeurs nouvelles et que Québec solidaire agisse de même. Les Verts ont raté là une belle occasion de démontrer qu'ils sont capables de mettre de l'eau dans leur vin, qu'ils sont de véritables parlementaires, capable d'unité avec d'autres progressistes et de mettre la cause environnementale et leurs préoccupations pour l'environnement au dessus des les intérêts partisans et des ambitions personnelles. Cela aurait été aussi la chance de démontrer un minimum de générosité, et d'empathie envers le vote social, pour des verts qui se prétendent aussi si progressistes et se réclament de la justice sociale, plutôt que de démontrer un « extrémisme vert » et un esprit sectaire dépourvu d'empathie pour les plus défavorisées de notre société.
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Une réaction d'un militant émérite de Québec solidaire :
À la suiite à mon article, voici la réaction d'un des militants les plus émérites de Québec solidaire m'a répondu :
(...) Dans un sens le Parti vert ne se tire pas dans le pied. Bloquer un parti qu'il estime être de gauche est un objectif du Parti vert (québecois et fédéral). Il «ne veut pas froisser le monde des affaires», prétend que les PME sont des entreprises responsables - alors que plusieurs d'entre elles sont des filiales de transnationales, qui servent à écarter les syndicats (BCE...), ont des relations de travail déplorables, et qui sont proportionnellement aussi polluantes que les autres entreprises.
Prochainement, lors du scrutin fédéral, le Parti vert fédéral va couper de moitié le vote en faveur du NPD (quoi qu'on pense du NPD comme parti de gauche, il est sûrement un brin plus progressiste que le Part vert, que les Libéraux, Bloc ou Conservateurs).
Le Parti vert profite de l'inquiétude toute justifiée des citoyennes et citoyens à l'égard du réchauffement global pour aller chercher des votes, sans vraiment proposer une politique de décroissance.
Tout au plus prône-t-il une TVQ écologiquement sélective, et autres machins du genre, peu susceptibles de changer grand chose sur le plan environnemental.
N.B. Toute reproduction et/ou diffusion par quelque moyens que ce soit du présent texte, en tout ou en partie, est autorisée et même encouragée sans redevance avec une simple mention de l'auteur, à la seule condition de ne pas travestir ou déformer la pensé de l'auteur. L'auteur conserve toute fois son plein droit de rediffusion et/ou de reproduction dudit article ainsi que la propriété intellectuelle.
Merci de reproduire et diffuser largement.
Christian Montmarquette
