Les libéraux remportent les cinq circonscriptions de Laval
Mots clés : Élection, Michelle Courchesne, PLQ, Québec (province)
La victoire de la ministre Michelle Courchesne est survenue à la dernière heure dans Fabre
Les électeurs de Laval sont restés fidèles à leurs mœurs politiques, hier, en se rangeant en majorité derrière le gagnant (minoritaire) de l’élection générale, le Parti libéral du Québec (PLQ).Lors des quatre derniers scrutins provinciaux, les 261 000 électeurs de Laval se sont toujours rangés du côté des gagnants: ils ont accordé leur pleine confiance aux libéraux en 1989 et 2003 et aux péquistes en 1998 et 1994 (exception faite de Chomedey).
La vague de l’Action démocratique du Québec (ADQ) fait cependant des remous sur l’île Jésus. Ministre sortante de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Mme Courchesne a bénéficié d’une avance fragile, comme une mince couche de glace printanière, durant une bonne partie de la soirée. Elle a finalement devancé son principal adversaire, l’adéquiste Patrick Pilotte, par environ 1200 voix. Employé de la Commission de la construction du Québec, détenteur d’un DEC et médaillé de bronze en athlétisme aux Jeux du Québec, M. Pilotte incarne ce «renouveau» populaire qui a séduit les électeurs de la province hier. À certains moments de la soirée, il était au coude-à-coude avec Mme Courchesne, dont le parcours est garni de fleurons: ministre libérale, vice-présidente chez Cognicase, directrice générale de l’Orchestre symphonique de Montréal, sous-ministre à la Culture et conseillère municipale à Laval. Le réputé politologue de l’université Concordia Guy Lachapelle a joué les troisièmes violons dans la bataille de Fabre avec un peu plus du quart des voix.
C’est sans grande surprise que l’ex-policier de la Sûreté du Québec (SQ) Guy Ouellette, fera son entrée à l’Assemblée nationale sous la bannière du PLQ. Il a fait campagne dans Chomedey, une circonscription acquise aux libéraux depuis sa création, en 1980. Son élection a été confirmée très rapidement, avec 55 % des suffrages, bien avant que ne soient départagés les vainqueurs et les perdants de cette folle soirée. M. Ouellette était un spécialiste du renseignement sur les bandes de motards au sein de la SQ. Depuis sa retraite, en 2001, il était régulièrement appelé par les médias pour la finesse de ses analyses sur le crime organisé. Il est pressenti pour un poste de ministre ou de ministre délégué à la police dans le futur gouvernement Charest.
Dans Mille-Îles, l’ancien conseiller municipal Maurice Clermont a assuré sa réélection avec 38 % des voix, profitant de la division du vote entre les candidats de l’ADQ, le communicateur Pierre Tremblay, et du Parti québécois (PQ), l’avocate Maude DeLangis. Les deux candidats déchus ont obtenu respectivement 28 % et 27 % des voix.
Dans Vimont, le notaire du quartier Sainte-Rose Vincent Auclair a conservé le siège de député qu’il avait arraché au PQ pour la première fois en 2003. À l’instar de M. Clermont, M. Auclair a bénéficié de la division du vote entre le PQ et l’ADQ. Il a obtenu 36 % des appuis, contre 31 % pour François Gaudreau (ADQ) et 27 % pour Marie-France Charbonneau (PQ), la conseillère politique pour le cabinet du chef du Bloc québécois.
Dans Laval-des-Rapides, une figure montante du PLC, Alain Paquet, a remporté une lutte âprement disputée entre les trois candidats. Avec 34 % des suffrages, l’ex-professeur en sciences économiques de l’UQAM a tout juste devancé Marc Demers du PQ (30 %) et Robert Goulet de l’ADQ (28 %). Élu pour la première fois lors de l’élection générale de 2003, M. Paquet est en ascension au sein du PLC. Lors de la présente campagne, il accompagnait le chef Jean Charest dans la plupart des annonces et engagements touchant l’économie.
Vos réactions
HAPER DUMONT DIVISER POUR REGNER - par Roger Dion
Le mardi 27 mars 2007 07:00

