Montréal campe sur ses positions
Mots clés : PLQ, ADQ, Françoise David, Montréal
Le PLQ et le PQ ont remis la main sur leurs bastions

Photo: Jacques Nadeau
Dans Gouin, le député sortant du PQ, Nicolas Girard, a donné du fil à retordre à la chef de Québec solidaire, Françoise David, qui, en dépit d’une intense campagne de terrain, a finalement terminé bonne deuxième derrière le candidat péquiste, qui l’a emporté avec 3405 voix. L’autre candidat-vedette de QS, Amir Khadir, a quant à lui mené une lutte plus qu’honorable au député sortant Daniel Turp, à qui il a sérieusement donné la frousse en début de soirée. Dans Mercier, les deux candidats ont joué au chat et à la souris avant que le député péquiste ne devance pour de bon le candidat-vedette de QS avec 1123 voix.
Les vedettes libérales sont quant à elles restées bien en selle sur l’île de Montréal. Le sort de la ministre de la Culture et des Communications sortante, Line Beauchamp, a été rapidement assuré dans Bourassa-Sauvé. Idem pour la présidente sortante du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, facilement réélue dans Marguerite-Bourgeoys. La ministre sortante de l’Immigration, Lise Thériault, a repris son siège dans Anjou tandis que le ministre sortant de la Sécurité publique, Jacques P. Dupuis, reprenait le sien dans Saint-Laurent. Dans Outremont, le ministre du Développement économique sortant, Raymond Bachand, s’est lui aussi imposé.
Mont-Royal, l’ancien fief du ministre de la Santé sortant, Philippe Couillard, est lui aussi resté solidement attaché au sein du giron libéral, ses électeurs ayant choisi de faire confiance à son successeur, l’ancien président de Corus Québec, Pierre Arcand. La journaliste Christine St-Pierre a pour sa part réussi son passage à la politique puisqu’elle a été élue avec plus de 13 000 voix dans Acadie sous la bannière libérale. Dans Saint-Henri–Sainte-Anne, l’ancienne présidente du Conseil de la famille et de l’enfance, Marguerite Blais, a donné la faveur aux libéraux, reléguant du coup le candidat péquiste controversé Robin Philpot au deuxième rang.
Dans l’ensemble, le paysage montréalais est resté sensiblement inchangé, à quelques exceptions près. En 2003, les libéraux avaient mis la main sur 21 des 28 circonscriptions montréalaises, dont plusieurs avec une majorité de plusieurs milliers de voix. Le PQ avait quant à lui fait siens sept comtés du centre-est, soit Gouin, Mercier, Sainte-Marie–Saint-Jacques, Rosemont, Bourget, Pointe-aux Trembles et Hochelaga-Maisonneuve.
Une élection partielle avait toutefois permis au PQ de ravir un siège de plus avec la victoire de la jeune Elsie Lefebvre dans Laurier-Dorion. Mais cette embellie s’est avérée passagère pour le PQ, sa candidate ayant dû s’incliner hier devant le candidat libéral Gerry Sklavounos, manifestement déterminé à ce que le PLQ reprenne ses droits dans ce coin de l’île de Montréal.
À l’inverse, la péquiste Lisette Lapointe, l’épouse de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, a mené la vie dure à la députée sortante Michèle Lamquin-Éthier, qui avait fait pencher la balance en faveur des libéraux en 2003 avec seulement quelque 1500 voix dans Crémazie. Au fil d’une lutte serrée, Mme Lapointe aura finalement eu raison de Mme Lamquin-Éthier, arrachant ce comté au prix de seulement 363 voix.
Les choses ont été beaucoup plus faciles pour la péquiste Louise Harel, facilement réélue dans Hochelaga-Maisonneuve, où elle a ses habitudes. Dans Rosemont, Rita Dionne-Marsolais a permis au PQ de conserver ses assises bien en place. Dans Bourget, la députée péquiste sortante Diane Lemieux a facilement devancé le candidat adéquiste Clermont de La Croizetière et le libéral Pierre Carrier. En dépit d’une campagne déterminée, le chef du Parti vert du Québec, Scott McKay, est resté confiné au quatrième rang, ne récoltant au final que 2680 voix. Dans Sainte-Marie–Saint-Jacques, le péquiste Martin Lemay est resté en place.
Dans l’ouest de l’île, les châteaux forts libéraux ont maintenu une confortable majorité, bien que l’appui se soit sensiblement érodé dans certaines circonscriptions. Dès le début de la soirée, Westmount-Saint-Louis a élu le libéral Jacques Chagnon. Les électeurs de Jacques-Cartier ont fait de même avec le libéral Geoffrey Kelley. Dans Robert-Baldwin, le libéral Pierre Marsan a conservé ses confortables positions. Le député libéral François Ouimet a lui aussi été reconduit massivement dans Marquette. Notre-Dame-de-Grâce, Nelligan et Verdun ont aussi maintenu une confortable majorité libérale en élisant, dans l’ordre, Russell Copeman, Yolande James et Henri-François Gautrin.
Enfin, dans l’est de Montréal, les libéraux ont conservé le château fort de Jeanne-Mance–Viger en faisant élire Michel Bissonnet. Dans Viau, le libéral Emmanuel Dubourg a aussi été élu, de même que le libéral Toni Tomassi dans LaFontaine.
Vos réactions
Y a pas de mystère - par claude stordeur
Le mardi 27 mars 2007 20:00
Montréal taboo. - par Zach Gebello (gebe@tlb.sympatico.ca)
Le mardi 27 mars 2007 13:00
Le mystère Montréal - par jacques noel
Le mardi 27 mars 2007 08:00

