La lutte pour la majorité est «extrêmement serrée», estime Boisclair

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du lundi 26 mars 2007

Mots clés : Mario Dumont, Boisclair, Parti politique, Élection, Québec (province)

Le chef péquiste doute de Mario Dumont lorsqu'il refuse à l'avance de se joindre à une éventuelle coalition souverainiste

André Boisclair était de passage dans la circonscription de Chambly, aux côtés de l'ancienne ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, du candidat-vedette Bernard Drainville et de Pierre Curzi. Le chef du PQ a lancé un ultime appel au vote, mettant à nouveau les Québécois en garde contre «la colère, le cynisme et la protestation» qu'exploite l'Action démocratique (ADQ) pour gagner des appuis.

Photo: Jacques Nadeau

Granby -- Une vingtaine de circonscriptions sont encore susceptibles de passer dans un camp ou dans l'autre, rendant «extrêmement serrée» la lutte pour former un gouvernement majoritaire, a estimé, hier, André Boisclair.

À quelques heures du jour J, le chef péquiste conservait l'espoir de faire élire suffisamment de candidats aujourd'hui pour obtenir la majorité des sièges à l'Assemblée nationale, mais il reconnaissait que le sort de son parti reposait en grande partie entre les mains des électeurs d'une vingtaine de circonscriptions.

«J'ai regardé attentivement les sondages qui sont faits chez nous, et ce sera une lutte très, très, très serrée. Il y a 15-20 comtés où, nous-mêmes, nous avons de la difficulté à voir de quelle façon ça va balancer, a affirmé M. Boisclair, hier. Tout est possible [ce] lundi soir.»

Le chef du Parti québécois (PQ) a mis un terme à sa campagne en sillonnant les circonscriptions montérégiennes de Soulanges, Crémazie, Marguerite-d'Youville, Shefford et Chambly, des circonscriptions où la lutte des partis est vive pour l'emporter ce soir.

À l'occasion de son dernier point de presse quotidien de la campagne électorale, M. Boisclair a lancé un ultime appel au vote, mettant à nouveau les Québécois en garde contre «la colère, le cynisme et la protestation» qu'exploite l'Action démocratique (ADQ) pour gagner des appuis.

Dans la circonscription de Chambly, aux côtés de l'ancienne ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, et du candidat-vedette Bernard Drainville, le leader péquiste en a remis sur le compte de Mario Dumont.

Le chef de l'ADQ a fait une campagne au ras des pâquerettes, se livrant à des «attaques sales et personnelles» qui prouvent qu'il est indigne de confiance, a dit M. Boisclair à une centaine de partisans.

D'ailleurs, M. Boisclair n'est toujours pas convaincu de la sincérité des convictions de Mario Dumont lorsqu'il refuse à l'avance de se joindre à une éventuelle coalition souverainiste.

«Évidemment, il est en campagne électorale, mais, quand il verra les faits, il pourra changer d'avis», a-t-il dit.

La veille, le chef péquiste avait évoqué la possibilité de créer une coalition avec l'ADQ pour tenir un nouveau référendum dans l'hypothèse où le rapport du juge Bernard Grenier sur Option Canada confirmait la thèse selon laquelle les fédéralistes ont «volé» le référendum de 1995.

En fermant la porte à une éventuelle reprise des hostilités référendaires, M. Dumont se «livre pieds et mains liés» au premier ministre du Canada, Stephen Harper, comme il l'avait fait «devant des gens d'affaires de Toronto» dans un discours prononcé en 2002, a fait valoir M. Boisclair.

«Je suis toujours été étonné par le peu de sens de l'État dont M. Dumont a fait preuve depuis le début de la campagne. Ce que je constate, c'est que M. Dumont craque sous la pression», a-t-il analysé.

Le défi auquel fera face le Parti québécois aujourd'hui sera celui de «faire sortir» le vote, a martelé M. Boisclair. Pour encourager les électeurs à se rendre aux urnes, il leur a rappelé qu'ils avaient le pouvoir de punir Jean Charest.

«Prendre cinq minutes pour se débarrasser de Jean Charest, il me semble que c'est une bonne aubaine», a-t-il dit au cours d'une assemblée partisane dans la circonscription de Soulanges, à Coteau-du-Lac, où se présente l'ancien président de la CSN, Marc Laviolette.

Le chef du Parti québécois entendait profiter des dernières heures de cette campagne extrêmement serrée pour tenter d'arracher des appuis aux libéraux mais surtout à l'Action démocratique où de nombreux nationalistes déçus par le PQ ont trouvé refuge.

Les dernières heures seront déterminantes pour l'issue du scrutin, a-t-il fait comprendre.

«Un vote pour l'ADQ, c'est un vote pour une équipe qui a fait honte à Mario Dumont lui-même», a prévenu le leader péquiste.

Les électeurs, a-t-il poursuivi, doivent y penser deux fois avant de voter pour l'ADQ, puisque la division du vote risque de favoriser le Parti libéral du Québec. «C'est le risque de rester pris avec Jean Charest. Quatre ans, c'est beaucoup trop long», a argué M. Boisclair.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com