Dumont: «C'est un lundi qui va passer à l'histoire»
Mots clés : Action démocratique du Québec, Parti québécois, Jean Charest, Parti politique, Québec (province)
Le chef adéquiste croit que Jean Charest «essaie d'inventer des coalitions» entre le Parti québécois et l'Action démocratique

Photo: Agence Reuters
Le chef adéquiste a entrepris sa dernière journée de campagne en s'arrêtant dans trois circonscriptions libérales où les chances de l'ADQ de l'emporter apparaissaient nulles au moment du déclenchement des élections. Il est passé dans Jean-Talon, où se présente le ministre de la Santé et Services sociaux, Philippe Couillard, puis dans Louis-Hébert, où c'est Sam Hamad qui cherche à se faire réélire et, enfin, dans Kamouraska-Témiscouata, où le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard, semble éprouver certaines difficultés. «On est sur le terrain des artisans de l'échec libéral», a dit Mario Dumont.
Plus tard à Trois-Pistoles, le chef adéquiste s'en est pris à Jean Charest qui «essaie d'inventer des coalitions» entre le PQ et l'ADQ en brandissant «l'épouvantail» du référendum. «La coalition, demain [aujourd'hui], qui va se faire juger, c'est la coalition PQ-libérale contre le changement, la coalition Boisclair-Charest qui ont des programmes identiques, qui n'ont rien à proposer aux Québécois», a lancé M. Dumont qui a terminé la journée à Rivière-du-Loup.
Jean Charest et André Boisclair «essaient désespérément de se raccrocher à leur job. J'ai quelque chose à leur dire: oui, il y a un vent de changement sur le Québec et je pense que demain [aujourd'hui], ils vont être dépeignés», a-t-il raillé.
En matinée, M. Dumont n'a pas manqué de viser sa cible favorite, affirmant qu'André Boisclair et le mouvement souverainiste étaient dans «un cul-de-sac».
André Boisclair «est piégé dans le piège à homards de Jacques Parizeau», a livré Mario Dumont au cours d'un point de presse dans la circonscription de Louis-Hébert à Québec. «Jacques Parizeau, en disant qu'il n'y aurait pas de référendum possible en cas de gouvernement minoritaire, il a placé André Boisclair dans une situation terrible. Il arrive à la dernière journée de la campagne et il est au bout d'un corridor, il est seul: un homme seul, isolé. Toutes les portes sont barrées autour de lui.»
Samedi, le chef adéquiste avait réitéré qu'il rejetait toute idée de participer à une coalition avec André Boisclair en vue de la tenue d'un troisième référendum. «Il est un peu comme un noyé qui essaie de faire couler quelqu'un avec lui. [...] On ne veut pas couler avec lui», a-t-il dit.
André Boisclair ne peut sortir du cul-de-sac dans lequel il est «coincé» parce que «ça le condamnerait à devenir autonomiste. Il serait obligé de dire que la seule option pour lui advenant l'impossibilité d'un référendum, c'est de se rallier à une forme d'autonomie», a avancé Mario Dumont.
«L'option gagnante pour les Québécois, c'est de s'unir autour de l'autonomie», estime le chef adéquiste. «Si on regarde ces dernières années, le PQ a de plus en plus de misère à démontrer l'urgence, la pertinence, le bien-fondé de refaire un troisième exercice auquel les Québécois se sont déjà prêtés deux fois.»
À un journaliste anglophone qui lui demandait quel était son attachement pour le Canada, Mario Dumont a répondu que son engagement, il était à l'endroit du Québec. «J'aurais la possibilité d'aller en politique fédérale. Je suis resté en politique au Québec. Je veux servir le Québec. Je veux travailler pour le Québec, mais à l'intérieur du Canada», a-t-il dit.
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