Dumont: «C'est un lundi qui va passer à l'histoire»

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Robert Dutrisac
Édition du lundi 26 mars 2007

Mots clés : Action démocratique du Québec, Parti québécois, Jean Charest, Parti politique, Québec (province)

Le chef adéquiste croit que Jean Charest «essaie d'inventer des coalitions» entre le Parti québécois et l'Action démocratique

Dans une courte allocution à Trois-Pistoles, dans sa circonscription de Rivière-du-Loup, Mario Dumont a déclaré qu'aujourd'hui «est un lundi qui va rester marqué comme un changement politique important dans la vie commune de la population du Québec».

Photo: Agence Reuters

Rivière-du-Loup -- En cette dernière journée de campagne électorale, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a affirmé qu'il y a «un vent de changement» qui souffle au Québec et qui se traduira par «un vote historique» aujourd'hui.

«Ce n'est pas un lundi de vote ordinaire», a déclaré Mario Dumont dans une courte allocution à Trois-Pistoles, dans sa circonscription de Rivière-du-Loup, devant une centaine de ses partisans. «Il y a quelque chose de profond qui se passe dans le Québec. C'est un lundi qui va passer à l'histoire, c'est un lundi qui va rester marqué comme un changement politique important dans la vie commune de la population du Québec.»

Le chef adéquiste a entrepris sa dernière journée de campagne en s'arrêtant dans trois circonscriptions libérales où les chances de l'ADQ de l'emporter apparaissaient nulles au moment du déclenchement des élections. Il est passé dans Jean-Talon, où se présente le ministre de la Santé et Services sociaux, Philippe Couillard, puis dans Louis-Hébert, où c'est Sam Hamad qui cherche à se faire réélire et, enfin, dans Kamouraska-Témiscouata, où le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard, semble éprouver certaines difficultés. «On est sur le terrain des artisans de l'échec libéral», a dit Mario Dumont.

Plus tard à Trois-Pistoles, le chef adéquiste s'en est pris à Jean Charest qui «essaie d'inventer des coalitions» entre le PQ et l'ADQ en brandissant «l'épouvantail» du référendum. «La coalition, demain [aujourd'hui], qui va se faire juger, c'est la coalition PQ-libérale contre le changement, la coalition Boisclair-Charest qui ont des programmes identiques, qui n'ont rien à proposer aux Québécois», a lancé M. Dumont qui a terminé la journée à Rivière-du-Loup.

Jean Charest et André Boisclair «essaient désespérément de se raccrocher à leur job. J'ai quelque chose à leur dire: oui, il y a un vent de changement sur le Québec et je pense que demain [aujourd'hui], ils vont être dépeignés», a-t-il raillé.

En matinée, M. Dumont n'a pas manqué de viser sa cible favorite, affirmant qu'André Boisclair et le mouvement souverainiste étaient dans «un cul-de-sac».

André Boisclair «est piégé dans le piège à homards de Jacques Parizeau», a livré Mario Dumont au cours d'un point de presse dans la circonscription de Louis-Hébert à Québec. «Jacques Parizeau, en disant qu'il n'y aurait pas de référendum possible en cas de gouvernement minoritaire, il a placé André Boisclair dans une situation terrible. Il arrive à la dernière journée de la campagne et il est au bout d'un corridor, il est seul: un homme seul, isolé. Toutes les portes sont barrées autour de lui.»

Samedi, le chef adéquiste avait réitéré qu'il rejetait toute idée de participer à une coalition avec André Boisclair en vue de la tenue d'un troisième référendum. «Il est un peu comme un noyé qui essaie de faire couler quelqu'un avec lui. [...] On ne veut pas couler avec lui», a-t-il dit.

André Boisclair ne peut sortir du cul-de-sac dans lequel il est «coincé» parce que «ça le condamnerait à devenir autonomiste. Il serait obligé de dire que la seule option pour lui advenant l'impossibilité d'un référendum, c'est de se rallier à une forme d'autonomie», a avancé Mario Dumont.

«L'option gagnante pour les Québécois, c'est de s'unir autour de l'autonomie», estime le chef adéquiste. «Si on regarde ces dernières années, le PQ a de plus en plus de misère à démontrer l'urgence, la pertinence, le bien-fondé de refaire un troisième exercice auquel les Québécois se sont déjà prêtés deux fois.»

À un journaliste anglophone qui lui demandait quel était son attachement pour le Canada, Mario Dumont a répondu que son engagement, il était à l'endroit du Québec. «J'aurais la possibilité d'aller en politique fédérale. Je suis resté en politique au Québec. Je veux servir le Québec. Je veux travailler pour le Québec, mais à l'intérieur du Canada», a-t-il dit.


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