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Saguenéens, jeannois et québécois: Ne manquons pas l'occasion de lui faire comprendre son erreur

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Dominic Rouette (dominic.rouette@gmail.com)
Envoyé Le dimanche 25 mars 2007 00:00



Pendant que Jean Charest tente de s'approprier le saupoudrage des 700 millions de péréquation du fédéral, on apprend qu'il a fait perdre 4,5 milliards de dollars d'investissement dans l'éolien par la compagnie Siemens. Siemens offrait au gouvernement et à Hydro-Québec de construire une usine de production d'éoliennes au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui aurait permis de produire l'équivalent en électricité du barrage de la rivière Rupert ainsi qu'un centre de recherche à Montréal qui aurait accélérer le développement d'une expertise québécoise en éolien.

Incompréhension
Peut-être ne ment-il pas quand il affirme par la publicité du Parti Libéral du Québec, que son plan de réduction de gaz à effet de serre atteindra les objectifs de Kyoto alors que son ministre de l'Environnement et du développement Durable affirme qu'il n'atteint que 60% de celui-ci. Peut-être est-ce tout simplement qu'il ne comprend rien au développement énergétique. Jean Charest est venu à plusieurs reprises au Saguenay-Lac-Saint-Jean durant l'actuelle campagne et il est venu spécifiquement le 14 mars à Chicoutimi, où il a d'ailleurs été accueilli par une manifestation étudiante, pour faire la promotion de la construction d'un barrage sur la rivière Romaine en vantant les retombées économiques pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Comment peut-il préférer l'harnachement d'une des dernières grandes rivières à l'exploitation paisible, qu'on peut d'ailleurs cacher bien loin des zones habitées, d'un des meilleurs potentiels éolien au monde ? Si ce n'est pas de l'incompréhension de la part de Charest et de son équipe libérale, alors c'est qu'il faut ajouter d'autres qualificatifs à celui de « mensonger » dont l'on traité, tous en choeur, l'ensemble des groupes environnementaux québécois en demandant au PLQ de retirer sa publicité trompeuse. À l'incompréhension des environnementalistes, il faudra ajouter celle des 11% de chômeurs de la région qui payent actuellement par des pertes d'emplois les nombreuses erreurs boréales passées ainsi que pour la mise au rancart d'une technologie désuète de production d'aluminium. Un tel investissement dans des énergies renouvelables aurait permis de réconcilier les travailleurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean avec le statut traditionnel de leur région en tant que « laboratoire du développement durable ».

Pas d'excuse
Jean Charest et son ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, ne peuvent nous servir l'excuse de refuser un investissement étranger. Personne, ni au Québec, ni au Canada ne possède d'expertise suffisante pour remplir les charges des appels d'offre d'Hydro-Québec en éolien, tous font affaire à des sous-traitant étrangers. La multinationale allemande a donc décidé d'installer son centre nord-américain de production d'éoliennes en Iowa. Les futures éoliennes du Québec pourraient donc être construite chez nos voisins américains ce qui risque fort de diminuer leur désir et leur besoin de nous acheter de l'énergie propre.

Occasion manquée
Cet investissement aurait créé deux solutions : il aurait permis à l'un des meilleurs territoires inexploités de profiter pleinement des retombées économiques de l'éolien par la construction d'une usine qui aurait fourni toute l'Amérique du Nord et il aurait permis aux chercheurs québécois d'acquérir l'expertise de pointe qui revient de droit à l'Alberta ou même l'Arabie Saoudite de l'éolien, conservatisme social et intégrisme religieux en moins, j'ai nommé le Québec. Jean Charest et son équipe nous mentent en pleine face, nous créent des problèmes et rate les occasions de bien faire. C'est le moment de l'élection, saguenéens et jeannois, électeurs de tout le Québec, ne manquons pas cette occasion.

Dominic Rouette
Candidat du Parti Vert du Québec dans Jonquière

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