Rien de surprenant à lire cet article. Le développement de l'énergie éolienne au Québec n'a jamais fait l'objet d'une structuration cohérente. Nous avons vu la région de la Gaspésie aux prises avec des parcs éoliens qui ne rapportent à peu près aucun dividende aux municipalités. Pas surprenant que la plupart des MRC des autres régions québécoises aient adopté des règlements plutôt restrictifs en matière d'installation d'éoliennes sur leur territoire. Le moratoire sur le deuxième appel d'offres d'Hydro-Québec confirme que le gouvernement ne sait plus dans quel sens souffle le vent. Ce projet de parc éolien dans le nord du territoire québécois va tout à fait dans le sens du programme énergétique du Parti Vert du Québec. Contrairement aux projets de port méthanier (Gros-Cacouna, Lévis et Grande-Anse) qui permettront à nos voisins ontariens et américains de remplacer leurs centrales thermiques au charbon et nucléaires par des centrales thermiques au gaz naturel, augmentant les émissions de GES au Québec et diminuant la demande en électricité, ce qui me paraît un non-sens, les projets de parcs éoliens situés dans le nord québécois se veulent la solution à nos besoins en électricité et permettront au Québec d'atteindre et même dépasser les réductions de GES prévus dans le protocole de Kyoto.