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Un énorme gâchis

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Nicolas Gagnon
Envoyé Le samedi 24 mars 2007 07:00



Depuis le début, le développement de la filière éolienne est partie tout croche. L'économiste Gabriel Sainte-Marie soutient depuis longtemps que la formule actuelle des appels d'offre ne peut permettre de développer ici une véritable industrie compétitive. Les usines installées en Gaspésie fermeront leurs portes dès qu'elles ne seront plus soutenues artificiellement par l'obligation faites aux soumissionnaires d'hydro-Québec d'y acheter leurs pièces, parceque le contenu technologique des composantes qu'on y fabrique est très faible. C'est le genre d'usine qui peut être délocalisée au Mexique n'importe quand.

L'énorme potentiel éolien du Québec aurait mérité une politique de développement intelligente garantissant au Québec de véritables retombées à long terme : des emplois à haute valeur technologique ajoutée et des profits importants sur la production d'énergie. Le pire c'est que nous avions l'outil rêvé pour y arriver : Hydro-Québec.

Si Hydro-Québec avait décider d'exploiter elle-même cette importante ressource, nous aurions non seulement conserver TOUS les profits générés par la production d'électricité (au lieu de les voir s'envoler vers les États-Unis et l'Alberta), mais Hydro aurait été en excellente position pour attirer au Québec un grand turbinier en lui promettant l'exclusivité sur l'achat d'éoliennes en échange de la construction d'une usine de turbines.

L'histoire retiendra que l'aventure de l'éolien aura été un des plus grand gâchis de l'histoire économique du Québec, l'histoire du gaspillage d'une de nos plus belles ressources naturelles. On est pas beaucoup mieux que le Nigéria qui, malgré son pétrole qu'il se fait voler, croupit au bas de la liste des pays les plus pauvres du monde.

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