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La politique de la chaise vide

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Guillaume Godbout
Envoyé Le vendredi 23 mars 2007 08:00



et article fait d'abord un amalgame entre l'abstention et l'annulation du vote. C'est là une grave erreur selon moi, car dans un cas l'électeur ne fait pas part de son insatisfaction face au choix qui lui est présenté. Il ne fait que rester silencieux. Dans l'autre, il indique, tant au Directeur Général des Élections, qu'au partis en présence, son refus de choisir. Il l'indique clairement. Il s'exprime. Cette distinction peu paraître mince, mais elle est importante, car dans le cas de l'annulation du bulletin, il est possible de comptabiliser l'insatisfaction. Ce n'est pas le cas de l'abstention.

Autre point abordé dans l'article est celui des philosophes, tel Sartre, et des contestataires, tel Chartrand, qui incitent les gens à sortir du système électoral. Ces éminences, et les gens qui suivent leur exemple, prône la politique de la chaise vide. Il prône la réforme du système sans y participer. C'est là une grave erreur, car l'histoire démontre que l'humanité déteste le vacuum. Les élites, qu'elles soient politiques, sociales, économiques ou religieuses, auront tôt fait d'occuper le vide laissé par les penseurs qui s'oppsent au systèmes en se taisant. Notre gouvernance est celle d'un système représentatif. Il n'est pas parfait, loin de là. Mais la politique de la chaise vide a pour effet pervers de laisser toute la place à ceux que ces gens dénoncent. Ce sont eux qui face à une chaise vide ont tout le loisir d'agir à leur guise.

M'est avis qu'il vaut encore mieux, réformer un système politique malade de l'intérieur que de laisser des gens tordus et corrompus s'approprier les outils de l'État à leurs propres fins. Le 26, de grâce, allez voter!

N.B.: Cette réponse a également été affichée sur mon blog.

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