En bref - La colère des assistés sociaux

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Édition du vendredi 23 mars 2007

Mots clés : Mario Dumont, assistés sociaux, Élection, Parti politique, Québec (province)

Les velléités de Mario Dumont de remettre 25 000 assistés sociaux au travail en neuf mois suscitent l'ire du Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), qui redoute des programmes de «travaux forcés» ou encore des compressions de 175 millions à l'aide sociale.

«En ne reconnaissant pas le droit à un revenu décent et en obligeant des citoyennes et des citoyens à occuper un emploi sans garantie du respect de leurs droits de travailleuses et de travailleurs, MM. Dumont et Taillon, qui condamnerez-vous à l'itinérance ou à l'esclavage?», a fait valoir la porte-parole du Front commun, Nicole Jetté. Le Front commun invite ses membres à battre le parti de Mario Dumont, qui n'a pas «daigné» envoyer un représentant les rencontrer lors d'un débat tenu plus tôt cette semaine. Le candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Rosemont, le militant communautaire François Saillant, a également vilipendé la proposition adéquiste. «Il est honteux de vouloir enlever 175 millions aux personnes qui sont déjà les plus pauvres pour financer les promesses électorales», a déploré M. Saillant, notant que dans l'État du Wisconsin, où on a adopté la méthode dure contre les assistés sociaux, la fréquentation des banques alimentaires et des refuges pour sans-abri a crû de 70 %.


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