Vos réactions

Mme Hart n'a pas de coeur

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Pierre-Yves Pau
Envoyé Le jeudi 22 mars 2007 23:00



Vous avez raison Mme Hart, le Québec est la province qui fait le plus de place au privé (ce qui prouve bien d'ailleurs l'obsolescence et l'hypocrisie du dogme officiel sur le caractère public du système de santé). Mais dans quelles conditions? L'anarchie totale, avec des gouvernements qui parlent des deux côtés de la bouche, s'opposant officiellement au développement du secteur privé, tout en laissant se développer sans aucun contrôle une médecine pour les riches.

Résultat nous avons aujourd'hui un système qui combine les *défauts* des secteurs publics et privés, au lieu d'en conjuguer les qualités, et l'accessibilité des soins est illusoire non seulement pour les pauvres, mais pour une bonne partie de la classe moyenne. On ne voit vraiment pas à qui ceci peut profiter, sinon aux mandarins du système public, à l'écosystème d'affairistes de la santé qui les contrôlent, qu'ils soient médecins ou fonctionnaires, et aux caisses des syndicats.

Quiconque rend toute évolution organisée impossible, rend une révolution désorganisée inévitable. Il est temps de mettre à mort cette vache sacrée et d'instaurer, comme en Suède ou en France (dont les systèmes de santé surclassent nettement celui du Québec d'après l'OMS), un système mixte réglementé qui établisse une véritable concurrence entre le public et le privé. S'opposer à celà, c'est accepter que des milliers de Québécois continuent chaque année à souffrir et mourir pour rien, c'est faire passer la rigidité idéologique avant le devoir de compassion, et c'est une position qui politiquement deviendra de plus en plus intenable.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com