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Mme Hart n'a pas de coeur
Résultat nous avons aujourd'hui un système qui combine les *défauts* des secteurs publics et privés, au lieu d'en conjuguer les qualités, et l'accessibilité des soins est illusoire non seulement pour les pauvres, mais pour une bonne partie de la classe moyenne. On ne voit vraiment pas à qui ceci peut profiter, sinon aux mandarins du système public, à l'écosystème d'affairistes de la santé qui les contrôlent, qu'ils soient médecins ou fonctionnaires, et aux caisses des syndicats.
Quiconque rend toute évolution organisée impossible, rend une révolution désorganisée inévitable. Il est temps de mettre à mort cette vache sacrée et d'instaurer, comme en Suède ou en France (dont les systèmes de santé surclassent nettement celui du Québec d'après l'OMS), un système mixte réglementé qui établisse une véritable concurrence entre le public et le privé. S'opposer à celà, c'est accepter que des milliers de Québécois continuent chaque année à souffrir et mourir pour rien, c'est faire passer la rigidité idéologique avant le devoir de compassion, et c'est une position qui politiquement deviendra de plus en plus intenable.
