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Harper ajoute d'insulte à l'arrogance envers les Québécois

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Claude Gendron (oleron@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 22 mars 2007 00:00



L'intervention de l'Albertain Stephen Harper dans la campagne électorale du Québec atteste du bien fondé des propos de Robert Laplante, directeur de la revue « L'Action Nationale », qui affirmait, au début du mois de mars, que la course à l'Assemblée Nationale allait se dérouler « sous la tutelle d'Ottawa ». Le budget fédéral de lundi apportait en effet des munitions financières au Parti « Libervateur », pardon « Conservéral », excusez « Libéral », et par ricochet à l'Action « prétendument » démocratique du Québec. Malgré tout, visiblement apeuré par la possibilité d'élection du Parti « authentiquement » Québécois, deux jours après et 5 jours avant le scrutin, l'anglo-saxon se reprend, atténue sa reconnaissance de la nation québécoise et affirme à la Chambre des communes qu'il ne négociera qu'avec un parti fédéraliste.

À l'arrogance, le premier ministre du Canada ajoute l'insulte à l'endroit des Québécois qui n'aspirent à rien d'autre que d'affirmer librement et entièrement le caractère unique de leur société en Amérique-du-Nord. Ce faisant, le peuple québécois, qui forme une véritable nation, ne souhaite rien d'autre que d'affirmer sa pleine et entière autonomie, être entièrement maître chez lui, définir seul son avenir, s'administrer lui-même, sans avoir à quémander sa pitance auprès d'une autorité étrangère à sa langue et à sa culture, et ainsi atteindre son plein épanouissement. (Voir les remarques récentes de Graham Fraser, nouveau commissaire aux langues officielles sur la faillite du bilinguisme fédéral.)

« Pour se maintenir au pouvoir, les libéraux du Québec couchent avec les maîtres-chanteurs. Plus clairement et plus radicalement que jamais, ce parti et ceux qui le dirigent auront fait le choix de livrer notre peuple. C'est une politique de la dépendance et de la soumission qu'ils pratiquent désormais sans retenue, sans enrobage idéologique. Ils veulent gérer le Québec selon les exigences d'Ottawa. Et ne reculeront devant rien pour 'succursaliser' notre Assemblée nationale », dénonce Robert Laplante. (http://www.action-nationale.qc.ca/)

La fédération canadienne, telle que perçue dans un régime étranger, pseudo monarchique et dépassé, ne répond plus aux aspirations du peuple québécois. D'où la nécessité pour celui-ci de se doter d'une véritable constitution qui saura affirmer son caractère national unique, différent d'un Canada centralisateur comptant une centaine de nations noyées dans des provinces aux intérêts divers et à l'autonomie limitée. Pour ce faire, le Québec n'a qu'une seule voie devant lui, la souveraineté.

Évidemment, ce ne sera pas facile. Les jeunes générations québécoises auront-elles la fierté et le courage d'entreprendre la démarche nécessaire ? Évidemment, sous la tutelle fédérale, ce débat a été escamoté par les visières conservatrices, libérales et autres durant la campagne électorale. Il faudra certes reprendre la question dans une prochaine consultation populaire. Les Québécois auront-ils la détermination et le réalisme d'aller au fond des choses et d'envisager sereinement leur avenir avec coeur et raison, sans peur et sans se faire peur.

Face à un État central, financièrement puissant et prêt à tout pour « conserver » les prérogatives qu'il s'est arrogées au fil des ans, allant même jusqu'à ignorer ceux qui refusent de ramper devant lui, les Québécois n'auront d'autre choix que de dire « Non » à l'État centralisateur et « Oui » à un Québec libre et souverain. L'élection n'est pas terminée qu'inévitablement s'engage le débat référendaire.

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