Boisclair invite Landry à sauter dans l'arène
Mots clés : gouvernement, Bernard Landry, André Boisclair, Parti politique, Élection, Québec (province)

Photo: Jacques Nadeau
L'ancien chef du Parti québécois (PQ) a toutefois précisé que les activités partisanes qui l'attendent d'ici lundi ne doivent pas être perçues comme une tentative de sauver les meubles alors que les sondages, à quelques jours du scrutin, sont toujours loin d'être encourageants pour la formation politique souverainiste. «Il n'y a pas de rapport avec les sondages, a-t-il dit. Nous sommes devant une lutte à trois sans pareil. Les pourcentages vont s'améliorer quand les indécis vont faire les bons choix. Je suis persuadé que le PQ va former le prochain gouvernement.»
M. Landry a d'ailleurs salué hier «l'excellente campagne de [son] chef, André Boisclair», qu'il est venu également soutenir publiquement à Montréal alors que le candidat péquiste y livrait une allocution devant la Chambre de commerce hier midi. «[M. Boisclair] a fait un parcours sans faute et il est de loin le meilleur des trois chefs dans cette campagne, a-t-il dit. Sa campagne a du contenu, du fond, de la forme et de l'énergie.»
L'ancien premier ministre a par ailleurs précisé que, dans l'éventualité de la formation d'un gouvernement péquiste minoritaire, la tenue d'un référendum ne serait pas «juridiquement impossi-ble», a-t-il dit. «Pour qu'un gouvernement du Québec puisse faire un référendum, il faut qu'il puisse faire voter les lois qui vont avec le référendum, dont la question référendaire qui demande une majorité [parlementaire].» Or, a-t-il toutefois reconnu, les appuis de l'opposition nécessaires pour un tel processus relèvent à ce jour d'une «haute spéculation».
Bernard Landry ne s'est également pas gêné pour décocher quelques flèches à Jean Charest, qui «fait une mauvaise campagne alors que faire une bonne campagne devait être sa principale vertu», a-t-il dit. Il a également égratigné au passage, lors de son intervention aux côtés de M. Laviolette, Mario Dumont, qui l'«impressionne par son niveau d'amateurisme», a-t-il dit. «Il fait des jeux de mots plutôt que des propositions sérieuses.»
Après Soulanges en matinée et Montréal à midi, Bernard Landry était attendu hier soir dans la circonscription de Louis-Hébert, dans la région de Québec, pour stimuler la campagne du candidat péquiste André Joli-Coeur. L'appui stratégique est important alors qu'un sondage CROP-Le Soleil publié hier indique une montée de l'Action démocratique du Québec (ADQ) dans la région de la capitale, qui récolte 40 % des intentions de vote. Contre 26 % pour le PQ et 24 % pour le PLQ.
Le Devoir
Avec la Presse canadienne
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