Mots clés : habitation, Logement social, Parti politique, Élection, Québec (province)
La Ville de Montréal exhorte les partis politiques à prendre des engagements fermes en matière d'habitation. Dans une résolution adoptée unanimement au dernier conseil, les élus municipaux ont demandé l'octroi de 1700 nouvelles unités de logements sociaux et la reconduction des programmes Rénovation Québec ainsi que Revi-Sol (décontamination des sols).
L'an dernier, le gouvernement libéral n'a pas prévu de fonds dans le programme de décontamination des terrains (où il versait auparavant 7,5 millions) et a réduit de moitié sa participation au programme de rénovation (de quinze à sept millions de dollars). «Il y a à Montréal beaucoup de logements construits dans les années 1950, qui ont besoin de rénovations. Si on n'a pas ce programme-là, cela va être difficile de les rénover, d'autant plus qu'on a un problème de logements insalubres», fait observer le responsable de l'habitation au comité exécutif, l'ancien député libéral Cosmo Maciocia. Quant au logement social, 3383 unités ont été allouées depuis deux ans, mais il manque toujours à Montréal 1700 unités pour atteindre son objectif de 5000 unités d'ici 2009. «Si on laisse aller, on pourrait se trouver dans la même situation qu'en 2001 [en pleine crise du logement]», poursuit M. Maciocia, en rappelant que des sommes sont disponibles au fédéral à condition que Québec consente à verser sa contribution. - Le Devoir
Par ailleurs, des militants du Front d'action populaire en réaménagement urbain ont occupé hier avant-midi le local électoral du candidat du Parti québécois dans Gouin, Nicolas Girard, en exigeant des engagements concrets en matière de logements sociaux. Le coup d'éclat s'est soldé par l'expulsion des militants sur l'heure du midi.