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Le jeudi 22 mars 2007

«Imagine-t-on un avion volant avec 60 passagers en trop, un autobus scolaire bondé acceptant 30 élèves supplémentaires ou un ascenseur tentant de faire monter le triple de la charge prévue? C'est pourtant ce qu'on tolère tous les jours dans nos urgences», fait valoir le Dr Bernard Mathieu (ci-dessus) , chef du département de médecine d'urgence de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Photo: Jacques Nadeau

«Imagine-t-on un avion volant avec 60 passagers en trop, un autobus scolaire bondé acceptant 30 élèves supplémentaires ou un ascenseur tentant de faire monter le triple de la charge prévue? C'est pourtant ce qu'on tolère tous les jours dans nos urgences», fait valoir le Dr Bernard Mathieu (ci-dessus) , chef du département de médecine d'urgence de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Les urgentologues contredisent Charest

Louise-Maude Rioux Soucy

Quoi qu'en dise le premier ministre Jean Charest, les débordements des urgences sont loin d'être maîtrisés, a dénoncé hier la Table des chefs d'urgence de Montréal (TCUM) dans une rare sortie publique visant à remettre les pendules à l'heure. Sur la ligne de front au quotidien, les urgentologues s'inquiètent en effet de voir que les maigres gains enregistrés sont révolus depuis plusieurs mois et que la congestion va plutôt en s'aggravant dans la région montréalaise. À l'heure actuelle, le taux d'occupation moyen des urgences montréalaises et lavalloises oscille entre 120 et 150 %, mais des établissements connaissent aussi des pics dépassant les 200 %, évalue la TCUM. On est donc loin, très loin même de la norme que le ministère de la Santé et des Services sociaux et l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux ont fixée d'un commun accord à 80 % dans leur Guide de gestion des urgences.(texte intégral)

Charest nie vouloir acheter des votes

L'engagement de réduire le fardeau fiscal de la classe moyenne concocté à partir des fonds annoncés lundi par Ottawa pour corriger le déséquilibre fiscal ne travestit en rien son objectif politique initial, estime Jean Charest.

Photo: Jacques Nadeau

Kathleen Lévesque

Saint-Henri-de-Lévis -- C'est en affirmant le libre arbitre du Québec à utiliser comme bon lui semble les fonds issus de la péréquation que Jean Charest s'est défendu hier de vouloir acheter le vote des Québécois avec une baisse d'impôt de dernière minute. (texte intégral)

Pouvoir fédéral de dépenser - Harper menace de ne pas négocier avec un gouvernement souverainiste

Hélène Buzzetti

Ottawa -- L'équipe conservatrice promet depuis deux budgets de limiter le pouvoir d'Ottawa de dépenser dans les champs de compétence des provinces, mais Stephen Harper a rendu hier cet engagement conditionnel à l'élection d'un gouvernement fédéraliste le 26 mars au Québec. Le premier ministre a même poussé plus loin son analyse en se vantant d'avoir foulé au pied les velléités séparatistes des Québécois. Il n'en fallait pas plus pour provoquer la colère du mouvement souverainiste. Le chef du Bloc québécois, qui accuse depuis quelques jours les conservateurs de tenter d'influencer l'issue du scrutin québécois avec leur budget déposé en pleine campagne électorale, est monté aux barricades. (texte intégral)

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