La colère est mauvaise conseillère en politique, dit le chef péquiste
Mots clés : ADQ, Jean Charest, André Boisclair, Parti politique, Élection, Québec (province)
Le chef péquiste, André Boisclair, a demandé hier aux Québécois de bien réfléchir avant de voter le 26 mars, car la colère et le cynisme sont souvent de mauvais conseillers en politique.
«Je sais que vous êtes surtout "en maudit" parce qu'il y a du monde qui a rompu ses promesses, c'est venu ajouter comme une espèce de dose d'acide dans le Québec», a-t-il d'abord soutenu devant plus de 900 étudiants rassemblés dans un amphithéâtre de l'Université de Montréal.
«Mais la colère et le cynisme en politique sont souvent mauvais conseillers, a-t-il ajouté. J'invite les Québécois à prendre un peu de temps. J'entends votre colère. Il faut aller au-delà de la colère [...]. Je vous invite à réfléchir sur l'avenir que vous souhaitez pour le Québec.»
Par la suite, devant les journalistes, il a refusé de viser ainsi les électeurs adéquistes, mais il a plutôt jeté la faute sur son rival libéral.
«Jamais on a eu un premier ministre qui a rompu autant d'engagements [...]. Ça introduit un cynisme qui éclabousse toute la classe politique et nous en souffrons tous.»
De la même façon que le PQ a «nettoyé la politique» en 1976, avec la loi sur le financement des partis politiques, il s'est engagé à rétablir «le lien de confiance» avec la population en rendant des comptes chaque année, en adhérant aux principes comptables généralement acceptés et en modifiant les règles de l'Assemblée nationale pour empêcher les «bâillons-matraques», qui suspendent les procédures pour forcer l'adoption des projets de loi.
Il a ajouté que Jean Charest avait «fait mal» au lien de confiance des Québécois à l'égard de la classe politique.
En matinée, dans la circonscription de Vimont, à Laval, M. Boisclair avait affirmé que le budget fédéral de lundi ne pourra pas faire oublier le bilan libéral, de même que la perte de milliers d'emplois dans le secteur manufacturier.

