Mots clés : Kyoto, Stephen Harper, Greenpeace, Gouvernement, Canada (Pays)
Photo: Agence Reuters
Des militants de Greenpeace se sont enchaînés hier matin à la grille d'entrée de la résidence du premier ministre Stephen Harper, à Ottawa, afin de le mettre symboliquement «en résidence surveillée pour crimes contre le climat» et pour réclamer le respect par le gouvernement canadien du protocole de Kyoto.
Les cinq militants de l'organisation écologiste ont ensuite été interpellés par la police qui a dû faire venir une équipe spécialisée pour couper les chaînes en acier, a indiqué un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). La manifestation avait été organisée à l'occasion de la présentation du budget fédéral, hier après-midi devant la Chambre des communes. Le gouvernement Harper a affirmé à plusieurs reprises que les objectifs de Kyoto sont «irréalistes et inaccessibles» et que le Canada ne pourrait pas honorer ses engagements en vertu du protocole. Ceux-ci prévoient d'ici 2012 une réduction de 6 % des émissions GES du Canada par rapport à leur niveau de 1990, alors qu'ils ont en fait augmenté de près de 30 % depuis cette date.