Boisclair, victime de la «méthode du sablier»
Mots clés : PQ, André Boisclair, Élection, Éducation, Québec (province)
Le chef du PQ prend ses distances par rapport au «renouveau pédagogique»
Le chef péquiste André Boisclair a soutenu hier que comme jeune élève, il avait été «victime» de la «méthode du sablier» et que cette épreuve l'a rendu sceptique à l'égard des expériences pédagogiques radicales.Elle est souvent désignée comme étant à la source de nombreuses carences linguistiques de Québécois qui ont aujourd'hui entre 35 et 45 ans. M. Boisclair, qui aura 41 ans le 14 avril, s'est dit content hier que cette méthode ait été «condamnée». Il estime avoir eu la «chance», après le primaire, de recevoir un enseignement du français «très très classique avec la grammaire Grevisse, les règles que j'ai apprises les unes après les autres, par coeur». Grâce à cet enseignement et à des «exercices de stylistiques», il estime avoir pu «rattraper un certain retard». Mais des lacunes demeurent, croit-il: «Encore aujourd'hui, je suis constamment dans le dictionnaire... deux ''m'' ou un ''m'' ? deux ''l'' ou un ''l''? -- pas constamment, mais régulièrement -- pour être sûr que j'écris correctement mon français», avait-il précisé lors d'un entretien au Devoir en début d'année. Morale de l'histoire : «Je ne vois pas pourquoi les Québécois devraient toujours être les premiers à innover en tout. [...] Sur ces questions, je suis plutôt conservateur», avait-il ajouté.
D'ailleurs, hier, il s'est dit «extrêmement sceptique» face à ce que le ministère de l'Éducation appelle maintenant «le renouveau pédagogique». Selon lui, «sous l'administration libérale», la réforme a connu «des dérapages» et du «flou». Il faut revenir à l'essentiel de la réforme, qui n'était pas «pédagogique» au départ, puisqu'elle portait sur le contenu et non le contenant de l'éducation. «C'était un recentrage sur les matières de base. Plus d'heures de français, plus d'heures de mathématiques, plus d'enseignement des sciences», a-t-il expliqué. Ainsi, pour réussir la réforme, il faudrait selon lui la recentrer, corriger les dérapages, «faire preuve de leadership sur la question du bulletin». Ensuite, offrir un meilleur soutien, «en particulier dans les milieux défavorisés», notamment en diminuant les «ratio prof-élèves». Dans sa «feuille de route» -- la plateforme électorale -- le PQ dit vouloir garder l'école ouverte de 8 heures à 17 heures et offrir un meilleur encadrement au secondaire grâce à la création de postes de tuteur en première et deuxième secondaire.
Par ailleurs, M. Boisclair s'est avoué «renversé» par les fautes sur le blogue du Parti québécois. «Je ne veux pas faire la leçon à personne mais une des façons de respecter et de célébrer notre fierté c'est de bien écrire et parler notre langue.»
Vos réactions
La réforme a commencé dans le flou - par roger girard (roger.girard.1@ulaval.ca)
Le mardi 20 mars 2007 12:00
l'essentiel de la réforme - par jocelyne veilleux
Le lundi 19 mars 2007 20:00
Enfin, on en parle ! - par Hélène Perras (atelier.hperras@videotron.ca)
Le lundi 19 mars 2007 17:00
Pour voir plus claire en français et l'enseignement scolaire - par Mélanie Brisebois (imamela1@hotmail.com)
Le lundi 19 mars 2007 15:00
Il est temps qu'on le dise - par Linda Hart (linda.hart@cgocable.ca)
Le lundi 19 mars 2007 13:00
Attention Mme Vigneault - par Richard Ar?s
Le lundi 19 mars 2007 11:00
Les vielles méthodes d'enseignement n'étaient pas le nirvana - par Jacques Patenaude
Le lundi 19 mars 2007 11:00
Bravo M Boisclair - par Julienne Vigneault
Le lundi 19 mars 2007 09:00
Apprentissage du français - par Madeleine Monote
Le lundi 19 mars 2007 08:00

