Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, ne voit pas un avenir très reluisant pour la métropole si un gouvernement de l'Action démocratique du Québec devait appliquer son engagement d'abolir les conseils d'agglomération.
À la sortie de la messe célébrant hier la fête des Irlandais à la basilique Saint-Patrick, le maire Tremblay a dit souhaiter que les chefs de parti fassent connaître leurs engagements pour Montréal. Sans prendre parti pour l'un ou l'autre, M. Tremblay a toutefois laissé entendre que la proposition adéquiste ne lui plaisait pas du tout. «Vous ne pensez pas que Montréal mérite mieux qu'un autre débat de structures?», a-t-il dit aux journalistes qui l'entouraient. La dernière semaine de campagne doit notamment servir à éclairer les électeurs sur la vision des trois principaux partis politiques pour Montréal, croit le maire Tremblay. MM. Charest, Boisclair et Dumont prononceront une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. «Les régions sont importantes, mais Montréal aussi. J'ai bien hâte d'entendre la vision de tous les chefs de parti sur le rôle qu'ils voient pour la métropole du Québec», a dit Gérald Tremblay. Ce dernier a par ailleurs souligné «l'entente historique» survenue en pleine campagne électorale sur le partage régional des coûts du métro de Montréal. «C'est la première fois dans l'histoire de Montréal que nos partenaires de la communauté métropolitaine de Montréal acceptent de payer une part pour le déficit des infrastructures et de l'exploitation du métro. Mais il reste encore beaucoup à faire pour le transport en commun», prévient-il.