L'ADQ critique le «glissement vers la gau-gauche» d'André Boisclair

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du lundi 19 mars 2007

Mots clés : Mario Dumont, ADQ, André Boisclair, Élection, Québec (province)

«Le Parti québécois qui vire à gauche, c'est la dette qui grimpe»

De passage en Outaouais, Mario Dumont a laissé entendre que le chef péquiste aurait les mains liées au lobby syndical s'il prenait le pouvoir, faisant notamment référence au SPQ-Libre, le club politique militant au sein du PQ. «Il n'y a pas d'André Boisclair libre.»

Photo: Agence Reuters

Gatineau -- Le chef adéquiste Mario Dumont accuse son adversaire péquiste André Boisclair d'avoir viré à gauche, ces derniers jours, au point de devenir un adepte de la «gau-gauche».

Et, curieusement, c'est en Outaouais que M. Dumont a lancé sa plus récente attaque contre M. Boisclair, hier, une région où le PQ ne représente guère une menace dans ce bastion libéral.

Dans un discours devant des militants, à Gatineau, hier après-midi, le chef adéquiste a dénoncé ce qu'il a appelé «le glissement vers la gau-gauche» d'André Boisclair, ajoutant que ce virage ramenait le PQ «dans ses vieilles ornières des années 1970».

Comme le chef libéral Jean Charest le faisait, en début de campagne, M. Dumont a à son tour associé le Parti québécois au risque pour les Québécois. «Le Parti québécois qui vire à gauche, c'est la dette qui grimpe», s'est-il exclamé.

Il a ensuite multiplié les exemples de ce qu'il décrit comme une menace péquiste: le risque qu'il y ait moins de pouvoir pour les régions, le risque d'un «modèle bureaucratique» marqué par plus de lourdeur administrative, le risque de devoir remplir plus de paperasse pour les petites et moyennes entreprises. «Ça veut dire encore plus de restrictions», ce virage à gauche du PQ, a martelé M. Dumont.

Son candidat dans Chapleau, dans l'Outaouais, Jocelyn Dumais, un homme d'affaires du secteur de la construction, a justement oeuvré au sein de l'ADAT, l'Association pour le droit au travail, un groupe qui milite pour qu'il y ait moins de restrictions et plus de mobilité interprovinciale pour les ouvriers de la construction.

M. Dumont a laissé entendre que le chef péquiste aurait les mains liées au lobby syndical s'il prenait le pouvoir, faisant notamment référence au SPQ-Libre, le club politique militant au sein du PQ. «Il n'y a pas d'André Boisclair libre.»

À l'extérieur du club de golf où il prenait la parole, M. Dumont a été accueilli par une dizaine de manifestants du groupe de défense des mal-logés Logemen'occupe. Il leur a brièvement adressé la parole, le temps de les rassurer sur le fait qu'il n'avait pas l'intention de faire des compressions dans le logement social, s'il était porté au pouvoir.

M. François Roy, porte-parole du groupe, n'a été qu'à demi rassuré, craignant tout de même les compressions que l'ADQ pourrait faire au régime d'aide sociale.

En fin d'après-midi, M. Dumont fera campagne dans le Témiscamingue.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com