L'ADQ critique le «glissement vers la gau-gauche» d'André Boisclair
Mots clés : Mario Dumont, ADQ, André Boisclair, Élection, Québec (province)
«Le Parti québécois qui vire à gauche, c'est la dette qui grimpe»

Photo: Agence Reuters
Dans un discours devant des militants, à Gatineau, hier après-midi, le chef adéquiste a dénoncé ce qu'il a appelé «le glissement vers la gau-gauche» d'André Boisclair, ajoutant que ce virage ramenait le PQ «dans ses vieilles ornières des années 1970».
Comme le chef libéral Jean Charest le faisait, en début de campagne, M. Dumont a à son tour associé le Parti québécois au risque pour les Québécois. «Le Parti québécois qui vire à gauche, c'est la dette qui grimpe», s'est-il exclamé.
Il a ensuite multiplié les exemples de ce qu'il décrit comme une menace péquiste: le risque qu'il y ait moins de pouvoir pour les régions, le risque d'un «modèle bureaucratique» marqué par plus de lourdeur administrative, le risque de devoir remplir plus de paperasse pour les petites et moyennes entreprises. «Ça veut dire encore plus de restrictions», ce virage à gauche du PQ, a martelé M. Dumont.
Son candidat dans Chapleau, dans l'Outaouais, Jocelyn Dumais, un homme d'affaires du secteur de la construction, a justement oeuvré au sein de l'ADAT, l'Association pour le droit au travail, un groupe qui milite pour qu'il y ait moins de restrictions et plus de mobilité interprovinciale pour les ouvriers de la construction.
M. Dumont a laissé entendre que le chef péquiste aurait les mains liées au lobby syndical s'il prenait le pouvoir, faisant notamment référence au SPQ-Libre, le club politique militant au sein du PQ. «Il n'y a pas d'André Boisclair libre.»
À l'extérieur du club de golf où il prenait la parole, M. Dumont a été accueilli par une dizaine de manifestants du groupe de défense des mal-logés Logemen'occupe. Il leur a brièvement adressé la parole, le temps de les rassurer sur le fait qu'il n'avait pas l'intention de faire des compressions dans le logement social, s'il était porté au pouvoir.
M. François Roy, porte-parole du groupe, n'a été qu'à demi rassuré, craignant tout de même les compressions que l'ADQ pourrait faire au régime d'aide sociale.
En fin d'après-midi, M. Dumont fera campagne dans le Témiscamingue.

