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À ma chère Madame Hart

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Etienne Merven (emerven@sympatico.ca)
Envoyé Le dimanche 18 mars 2007 10:00



Je maintiens le terme de tour d'ivoire. Et je suis également convaincu de ce que j'ai dit dans mon commentaire précédent. Il n'est pas question de savoir qui aime qui ni qui fait le jeu de qui, ici.
Je ne suis qu'un observateur intéressé et je fais simplement un constat : le PQ perd des électeurs, car son projet ne se vend plus aussi bien qu'avant. Il est vague et ne se fonde que sur des promesses et du rêve. C'est beau de rêver, mais il faut aussi bouffer! Les Québécois ne croient plus le PQ lorsqu'il dit : « Faisons la séparation, ensuite, tout sera réglé ». Les gens ont besoin d'un plan de route et sont de plus en plus réticents à plonger dans le vide (ou à plonger dans une piscine sans savoir s'il elle est pleine, image que j'ai aimée!), comme le propose le PQ, sans qu'on leur donne une idée de la façon dont ça va se passer. Que le PQ nous dise comment il va endiguer la perte massive d'emplois dans le secteur manufacturier, par exemple. Vous savez, M. Boisclair n'est pas Merlin... et il n'a pas de baguette magique.
Je suis un futur électeur du Québec, c'est pourquoi je m'intéresse aux élections dans cette province, tout en essayant de rester assez neutre et objectif. Mais je vous avouerais que je penche plutôt pour le fédéralisme, peut-être pas parce que c'est ce qu'il y a de mieux, mais parce c'est ce qu'il y a de moins mauvais. Et surtout, le PQ n'offre rien de concret, si ce n'est la séparation. C'est bien maigre comme programme, ça!
Le problème ici, c'est que, comme vous l'avez déjà dit, il y a une polarisation des opinions en période d'élections, mais la « partisanerie » n'arrange pas les choses, ni d'un bord ni de l'autre. Et n'oubliez pas que dans le mot « partisanerie », il y a le mot « ânerie ».

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