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Les solutions abondent , mais le dualisme nous tue.

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Jean-Philippe Marchand (jp_kebec@hotmail.com)
Envoyé Le samedi 17 mars 2007 17:00



Mon point n'est pas d'affirmer que je connais les solutions à la décroissance économique du secteur manufacturier. Il existe des pistes de solutions, bien sûr, et de différents ordres.

Réfléchissons seulement à qui sont les acheteurs de nos biens manufacturiers produits. Les U.S.A, le Japon...De gros noms qui ne se soucient guère des travailleurs québécois. Ne serait-il pas possible d'encourager une circulation des biens à l'intérieur du Québec ou du Canada? Les avantages sont nombreux: réduction des frais de transport, une demande plus constante, un service "just on time" qui permet de réaliser des économies. Le gouvernement pourrait réguler ce marché en offrant des allègements fiscaux aux entreprises qui opterait pour cette voie, ou bien en offrant des externalités compétitives.

Ce que je veux dire par externalité, c'est, entre autres, développer des programmes d'études qui sont directement associés aux nouvelles réalités économiques: finance, communication, technologie informatique, ingénierie électronique etc. En disposant ces programmes dans les régions, donc prêt géographiquement des entreprises manufacturières, on instaure une dynamique de croissance, puisque ces externalités permettent d'innover. On réduit aussi la dépendance des régions à une ou quelques entreprises et on augmente la mobilité des travailleurs. Si, par la suite, on désire vraiment créer un réseau de pôle de développement, des capitales régionales comme Rimouski, Chicoutimi, Sherbrooke, pourquoi ne pas investir dans un réseau de train rapide? Des coups monétaires importants oui, mais de cette façon, on ne contribue pas seulement à solidifier le commerce québécois intérieur, mais on favorise le tourisme et on stoppe l'exode des régions.

Beaucoup de paroles, peu de geste. Les québécois et québécoises, nous sommes pris dans une éternelle dualité. Suis-je bleu ou rouge, suis-je souverainiste ou fédéraliste, suis de gauche ou de droite? Et en cette période électorale assez étrange, nous sommes à l'apogée de cette remise en question. Les sondages sur les intentions de vote le montrent bien. Cette dualité profonde nous assigne à un immobilisme passif, inhibant les idées motrices pour développer le Québec, qui se noient dans les grandes questions existentielles que nous nous posons. Peu importe, lorsque nous allons avoir passé ce temps trouble, nous nous devons chacun de déployer toutes nos compétences pour relancer le Québec. Parce que les asiatiques, eux, ne se soucient guère des travailleurs québécois.

J'aimerais bien avoir des commentaires sur ce sujet, voir si des gens serait prêt à se défoncer pour que ça bouge ou à créer un milieu d'échange d'idées.

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