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Zach Gebello (gebe@tlb.sympatico.ca)
Envoyé Le samedi 17 mars 2007 12:00



On pourra enfin en finir avec le mensonge de la Révolution Tranquille!

Ce mensonge d'une nouvelle génèse québécoise qui est à la base de sa nation vidée de sa mémoire, de ses repères, de son sens. Cette nation civique qui réduit ses citoyens à des numéros comme dans un camp de concentration.

Le mensonge que la révolution d'un peuple est un acte destructeur. Que ce sont les pères de la Révolution Tranquille qui ont rasés ce quoi en nous nous maintenait dans la grande noirceur. Mort le diable et Dieu et vive l'homme libre!
Nu et nettoyé du péché originel, le nouvel Adam québécois descent sur terre, sans histoire, et entâme sa nouvelle vie de pureté universelle.
Une révolution bien tranquille.

La vérité elle sort aujourd'hui par tous les pores de la peau de ce peuple qui n'en peut plus de retenir la sueur de son histoire. Qui sait qu'il n'est pas un être nouveau mais un être d'expérience qui a pris conscience de lui-même bien avant cette supposée naissance appellée Révolution Tranquille. Que le régime de l'Union Nationale fut l'extrême nécessaire qui lui a permis de mettre au service son expérience. La Révolution Tranquille n'est donc pas une naissance mais une étape dans le processus de création (culture).

L'Union Nationale fut aussi une étape nécessaire dans ce processus créatif culturel du peuple québécois qui avait déjà depuis longtemps remis tout en question et avait déjà jetter les premiers traits de son portrait.

Que l'on en soit rendu à un retour à ce moment de notre développement ne peut être que le signe que nous ne nous reconnaissons plus dans ce portrait devenu un "instantané", une finalité. Et pour cause! Certains d'entre nous, et non pas les moins influents, se sont évertués à cacher les esquisses et processus créatifs qui nous y ont mennés.

Le peuple québécois, en ce moment, est comme ces scientifiques qui scruttent aux rayons X les dessous du sourire de la Joconde. Ils y voient le processus créatif et décisionnel de l'artiste. Ses fautes et changements de caps, traits sur traits, couches sur couches. Ni la Joconde ni le peuple québécois sont des "clichés".

C'est un retour sur soi. Ce qu'on a perdu en chemin. Nos plans de routes.
C'est un réflexe qui ne peut surgir que des trippes d'un peuple dont on ne sait plus parler culture.

C'est le régime de l'Union Nationale qui nous a ammené à la Révolution Tranquille.

Espéront que cette fois-ci nous soyons plus créatifs.

Le peuple se meurt de poursuivre son oeuvre. Son portrait est loin d'être achevé.

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