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Besoin de flexibilité pour faire face aux changements
Nos économies font face à des changements importants qui affectent négativement de nombreux travailleurs et leur famille. Il est important de comprendre la situation et de définir une stratégie nationale. La solution qui consiste à requérir aux subsides de façon intensive est loin d'être optimale. L'exemple de l'aide gouvernementale donnée à l'Alcan est peu convaincant car pour que cette firme investisse deux milliards de dollars, le gouvernement doit mettre sur la table trois milliards de dollars (voir les travaux des professeurs Bélanger et Bernard (http://www.asdeq.org/activites/comite-politiques-publiques/references.html).
Le gouvernement n'a pas les ressources financière pour le faire et, même si c'était le cas, il est préférable de diriger l'activité économique vers des modes de production et vers des secteurs où nous sommes plus concurrentiels. L'article mentionne le cas où nous devons quitter la production de masse pour la production du «sur mesure».
Le gouvernement doit investir dans l'innovation, dans la formation des travailleurs et dans le soutien aux travailleurs pour les aider à décrocher des emplois dans des entreprises et des secteurs en expansion. Nous avons besoin d'une grande flexibilité pour faire face aux multiples chocs. Tenter de garder à tout prix la structure d'hier risque de mal nous servir. Heureusement, il n'y a pas que de mauvaises nouvelles ; il y a des entreprises québécoise qui se développent bien dans ce monde en plein changement, comme en fait foi la croissance des emplois au Québec dans les cinq dernières années.
Jean-Pierre Aubry
Président du Comité des politiques publiques
Association des économistes québécois
