Abbas accepte le gouvernement d'union
Mots clés : gouvernement d'union, Mahmoud Abbas, Violence, Israël (pays)
Le président palestinien Mahmoud Abbas a accepté hier la liste de ministres présentée par le premier ministre Ismaïl Haniyeh, première étape de la création d'un gouvernement d'union nationale qui sera chargé de mettre fin aux violences entre les factions palestiniennes.
Israël a quant à lui fait savoir qu'il boycotterait le gouvernement palestinien, tout comme il l'avait fait avec le précédent, dominé par le Hamas, parce qu'il n'a pas reconnu l'État juif, renoncé à la violence et accepté les accords de paix israélo-palestiniens existants.
Haniyeh n'a pas détaillé le programme du gouvernement mais a dit qu'une de ses priorités serait de mettre fin aux troubles interpalestiniens. Mais Washington a prévenu les Palestiniens qu'il ne serait pas levé si les trois conditions posées par le Quartet n'étaient pas remplies.
Ismaïl Haniyeh a déclaré que le nouveau gouvernement était soutenu par le monde arabe et que l'Union européenne avait fait preuve de compréhension à son égard.
Selon des diplomates européens, l'UE envisage de faire parvenir de l'argent au gouvernement palestinien par le truchement du ministre réformiste qui doit être nommé à la tête du ministère des Finances, avant la reprise, à terme, d'une aide directe.
Mais d'après des sources israéliennes et américaines haut placées, ces deux pays comptent limiter, en agissant sur les banques, la capacité de donateurs potentiels à virer de l'argent directement au gouvernement palestinien.
Interrogées cette semaine, ces sources ont indiqué que des banques internationales, régionales et palestiniennes seraient toujours autorisées à verser des fonds directement au cabinet du président Abbas.
Mais Israël et les États-Unis n'accepteront pas la reprise des virements directs au gouvernement palestinien.

