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Partir de l'être humain

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Mariette Beaudoin
Envoyé Le jeudi 15 mars 2007 12:00



Je viens d'une région et j'habite maintenant en ville. Pourquoi suis-je partie, même si je préfère l'air pur et les grands espaces sans compter qu'on peut s'y loger à meilleur compte ? D'abord, parce que les entreprises oeuvrant dans mon domaine n'existent pas dans ma région. Je n'ai pas eu de soutien pour l'entreprenariat : même si j'avais des idées pour bâtir ma propre entreprise et même exporter, mais je n'avais pas un sou. Comment s'acheter une auto si on n'a pas d'emploi ? Il faut dire aussi que le transport par autobus est plus que déficient : il est souvent carrément inexistant. Être sans emploi et sans transport, ça amène à penser que nous sommes en cage. Alors, on déménage en ville avant que la morosité ne s'intalle trop. Des jeunes qui vivent la même situation, il y en a des tonnes. Nous aurions pu être aidés et ainsi acheter des maisons, payer des taxes et s'impliquer dans la communauté. Nous aurions pu y élever nos enfants, car c'est plus facile en région.

À voir se défiler Jean Charest, je me demande s'il a des solutions. Les comités interministériels, j'y crois plus ou moins : ce n'est pas une mauvaise solution, mais il me semble qu'il serait préférable de faire affaire directement avec les jeunes et les autres citoyens pour qu'ils s'impliquent eux-mêmes. Quant au fonds proposé par Mario Dumont, c'est une bonne idée, mais il ne faudrait pas que ça devienne une dépendance. Quand les gens des régions seront plus nombreux à être à la tête d'industries bien implantées dans leur communauté, il y aura plus de contribuables pour payer des taxes, donc plus de sous pour réinvestir dans les entreprises naissantes.

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