Charest fier et confiant
Mots clés : débat des chefs, partisans, Jean Charest, Élection, Québec (province)
Après avoir essuyé les commentaires sur sa performance au débat des chefs, Jean Charest a plongé hier soir dans l'enthousiasme de quelque 2000 partisans réunis au centre-ville de Montréal pour l'acclamer.
Les partisans ont dû en effet se montrer très patients: Jean Charest s'est pointé deux heures plus tard que prévu. Le brouillard d'hier n'a pas permis à l'avion de M. Charest d'atterrir à Montréal. Il a été redirigé vers Québec et Trois-Rivières mais c'est finalement à Ottawa qu'il s'est posé avant de reprendre la route vers la métropole.
Dans un discours d'une trentaine de minutes, Jean Charest s'est dit fier de ce que son gouvernement a réalisé au cours des quatre dernières années: «redressement de la santé, de l'éducation, des finances publiques et du leadership du Québec».
Alors qu'il faisait campagne plus tôt dans journée dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean - une quatrième visite en moins d'un mois -, M. Charest s'est montré confiant d'y déloger complètement le Parti québécois parce que son gouvernement a redonné espoir aux régions. «Le prochain chapitre de l'histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce sera l'élection de cinq députés libéraux. [...] Le Saguenay-Lac-Saint-Jean de 2007, ce n'est pas le Saguenay-Lac-Saint-Jean que André Boisclair croit connaître», a lancé M. Charest.
Puis, le chef libéral s'est attaqué à Mario Dumont. Selon lui, le débat des chefs tenu la veille a révélé à la population la véritable nature du chef adéquiste. Il a dénoncé la sortie fracassante de M. Dumont à propos du viaduc de la Concorde en affirmant que ce dernier avait détourné les faits. M. Charest a profité de l'occasion pour rappeler que Mario Dumont, c'est «l'homme de l'autobus du OUI en 1995» et le seul chef de parti qui s'est mis à plat ventre devant le reste du Canada lors de son discours à Toronto en 2003. «Non seulement avions-nous jusqu'à hier un homme seul, maintenant nous avons un démagogue seul qui n'a pas d'équipe et qui n'a pas de plan», a décrété un Jean Charest chaudement applaudi.
Il a terminé son discours en rappelant qu'il avait besoin d'une «équipe forte» et d'un «leadership fort», ce qui n'est pas sans rappeler que la course à trois est encore très serrée à dix jours du scrutin.

