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Le temps est venu de décider....

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Yves Pelchat
Envoyé Le mercredi 14 mars 2007 20:00



Les jeux sont faits. Le débat d'hier soir, a clairement fait ressortir les véritables enjeux de cette élection. D'une part, on a un politicien, qui tente de justifier ses quatre médiocres années, à la tête du gouvernement du Québec, d'autre part, nous avons deux autres politiciens, qui démontrent, avec de multiples exemples, l'échec total des politiques de l'administration sortante. L'administration du Québec, par le parti Libéral, s'est fait à la petite semaine.


Jean Charest a été l'émissaire du gouvernement fédéral, à Québec.

Le gouvernement Libéral de Jean Charest, a été un des gouvernements les plus honnis et répudiés de l'histoire du Québec. Avec des records d'insatisfaction, jamais vus dans le passé, frôlant constamment les 60+ %, le gouvernement Libéral avait une grosse côte à remonter dans le débat des chefs. Essayer de justifier une telle catastrophe. Quelle utopie... On comprend bien pourquoi Jean Charest a adopté un profil bas, lors du débat. Et il a échoué, lamentablement. Un reflet exact de son administration. De toujours de remettre la faute, sur quelqu'un d'autre, entraîne bien peu de sympathie auprès de l'électorat. Tel un épouvantail, au milieu d'un jardin, Jean Charest, est passé maître dans l'art de manipuler la peur, et tirer les ficelles de l'incertitude. Faute d'être capable de défendre son bilan désastreux, il ne lui reste que peu d'options.... Reste la peur et l'incertitude...

Dans le débat d'hier, Mario Dumont a su attirer mon attention, sur deux ou trois sujets, ou je partage ses vues. Par contre il ne m'a pas impressionné sur le cadre financier, vide, de l'ADQ. Mario demande un chèeque en blanc.. La piètre qualité de son équipe me laisse aussi perplexe. Mais il reste un bon debater. Mario veut plaire. Ce qui est désolant, c'est qu'il cherche toujours, comme une girouette, à s'orienter dans le sens du vent. Comme pour plaire à un public, à la recherche d'un gourou. Pour beaucoup, le discours de Mario Dumont est accrocheur, voire charmeur... Il résonne comme une douce musique, à l'oreille de ceux qui croient, encore, aux solutions instantanées. La pensée magique de l'ADQ. De plus, les multiples changements de cap de Mario, en ce qui concerne sa participation en faveur du OUI, lors du référendum de 1995, puis ensuite, de renier la souveraineté, m'inspire une énorme méfiance. Que pense-t-il vraiment??? Ou se situe sa loyauté? Enfant chéri du parti Libéral, Mario renie ses origines, et va maintenant se prosterner devant une nouvelle idole : Stephen Harper. Considérant les enjeux auxquels le Québec devra faire face, pouvons-nous nous permettre d'élire un politicien du style "charmeur de serpents" pour gérer la province? Voter Mario Dumont, c'est ressusciter une sorte d'Union Nationale, à la Maurice Duplessis.

Mario doit nous dire, quels sont les maîtres qu'il sert vraiment? A quel râtelier mangera-t-il dans le futur? L'heure des choix est arrivé pour lui. Le râtelier fédéral, ou le râtelier du Québec? Mario deviendra-t-il un fidèle servant de ce fédéralisme immuable, enchâssé dans une constitution coulée dans le béton armé, et à la merci de la volonté des autres provinces. Ou encore, ira-t-il toujours quêter à Ottawa, pour boucler son budget? Se contentera-t-il toujours des miettes qui tomberont de la table d'Ottawa?

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