Duceppe défend le leadership de Boisclair

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PC
Édition du mercredi 14 mars 2007

Mots clés : André Boisclair, Gilles Duceppe, Élection, Canada (Pays), Québec (province)

Des cégépiens se montrent sceptiques face au chef péquiste

Laval -- Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a eu fort à faire, hier, pour convaincre les étudiants du cégep Montmorency qu'André Boisclair est l'homme de la situation, autant pour diriger le Québec que pour le mener à la souveraineté.

M. Duceppe s'est fait dire par cinq étudiants qu'il serait le leader idéal pour diriger les troupes péquistes. Un militant pour l'environnement l'a même désigné chef du Parti québécois.

Le chef bloquiste a répondu qu'il accordait toute sa confiance à M. Boisclair -- qu'il a appelé Boisvert à une occasion.

«Je suis confiant qu'on va remporter cette élection, qu'André dirige ses troupes et va démontrer le soir du 26 mars qu'il les a bien dirigées. Il ferait un excellent premier ministre. Il faut travailler de toutes nos forces», a affirmé M. Duceppe.

«À la dernière élection fédérale, les observateurs étaient nombreux à dire que ça ne donnait rien et que les libéraux de Paul Martin allaient gagner. Dans les dix derniers jours de la campagne, Harper a surpris», a rappelé le chef bloquiste.

«Attendons le 26. On verra où on en sera. Il [André Boisclair] respecte son plan de match. Il explique le fond des choses. En environnement et à l'égard des familles, il a des propositions concrètes. André mène une bonne campagne, s'attaque au fond des choses», a-t-il ajouté.

À un étudiant qui demandait à M. Duceppe pourquoi il était absent de la scène québécoise où les trois grands partis ne représentent pas bien les Québécois, celui-ci a redit sa confiance dans le leadership d'André Boisclair.

«Je pense qu'André Boisvert [sic] est un excellent chef, qui va le démontrer en prenant le pouvoir. Je travaille dans une autre arène politique, où il est drôlement important que les souverainistes soient représentés», a répliqué M. Duceppe.

«Ne pensez-vous pas que le Québec a grand besoin d'un chef de taille politique pour l'amener à la souveraineté, comme vous, par exemple?», a insisté un autre étudiant.

«On va la faire tous les deux, André et moi, quand on gagnera la bataille du référendum. Parce que avant d'être bloquiste ou péquiste, on est souverainiste», a-t-il avancé.

Un étudiant a reproché au chef Boisclair de ne pas suffisamment parler de culture, là où réside la spécificité québécoise. Un autre a demandé comment expliquer la baisse des intentions de vote pour le Parti québécois si André Boisclair est vraiment l'homme de la situation.

M. Duceppe a invité les jeunes à la patience et a signalé qu'en politique les situations changent parfois bien rapidement.

«Il n'y a pas une telle chose que des messies en politique. Pour qu'un peuple se donne un pays, il ne faut pas qu'il suive, il faut qu'il s'implique. Assumer le leadership, c'est être en avant des troupes, en avant, mais pas trop loin pour que les gens puissent suivre. Si vous êtes à 100 kilomètres en avant, il y a des chances qu'ils ne vous voient pas.»


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