New Century est dans l'embarras
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La justice fédérale et la SEC lancent une enquête
New York -- Le Procureur fédéral de Californie a lancé une enquête pénale sur la compagnie de crédit immobilier à risques New Century, au bord de la faillite, et New Century a reçu une citation à comparaître devant un grand jury, a indiqué la société mardi.New Century indique en outre avoir reçu lundi une lettre de la SEC (Securities Exchange Commission) qui lui signale le lancement d'une enquête préliminaire et lui demande un certain nombre de documents. Le groupe précise qu'il coopérera avec les enquêteurs dans les deux cas.
Après une longue dégringolade la semaine dernière, New Century a été finalement suspendue en Bourse lundi car ses créanciers ont décidé d'arrêter de le refinancer, en raison de risques croissants de défauts de paiements sur les crédits qu'il accorde aux personnes financièrement fragiles.
La chute de New Century, numéro deux américain du crédit immobilier à risques, a fait chuter ses concurrents en Bourse et illustre la fragilité d'un secteur qui fragilise le système financier américain.
Défauts de paiement
D'ailleurs, les défauts de paiement sur les prêts immobiliers aux États-Unis ont atteint au dernier trimestre 2006 leur plus haut niveau en plus de trois ans, a indiqué hier l'association des banquiers hypothécaires (MBA).
Les défauts de paiement ont concerné 5 % des prêts immobiliers au quatrième trimestre 2006, en hausse de 0,28 points par rapport au trimestre précédent. C'est le niveau le plus élevé depuis 2003, a souligné Gina Martin du groupe financier Wachovia.
Le gros des défauts de paiements concerne les prêts «subprime» (consentis aux ménages les moins solides financièrement) avec une hausse à 13,3 % contre 12,6 % au trimestre précédent. Pour les prêts subprime à taux variables, les défauts de paiements ont augmenté à 14,4 % contre 13,2 %.
«Il faut s'attendre à des chiffres encore pire, étant donné que cette étude reflète uniquement la situation à la fin 2006», a mis en garde Mme Martin.
Ces chiffres sont publiés alors que les marchés s'interrogent de plus en plus sur les dangers que le secteur financier spécialisé dans les taux hypothécaires à risque pourrait faire courir à l'ensemble du système. Les marchés craignent que les problèmes des prêts à risques ne contaminent le secteur des prêts «conventionnels».
L'étude révèle que les défauts de paiements ont aussi beaucoup augmenté pour les prêts consentis aux ménages satisfaisant aux exigences de revenus et d'antécédents de crédit, avec une hausse de 0,33 points à 3,4 % pour les prêts à taux variables.

