Affaire Maher Arar - La GRC a payé une firme 25 000 $ pour aider Zaccardelli à se défendre
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«Nous voulions simplement nous assurer qu'il était pleinement préparé pour son audition», a indiqué le sous-commissaire de la GRC, Bernie Corrigan.
Les services de McLoughlin étaient nécessaires parce que les services de communications manquent d'expertise dans les affaires touchant les comités parlementaires, a poursuivi M. Corrigan.
Maher Arar, un Canadien d'origine syrienne, a été détenu à New York en septembre 2002 et expulsé peu de temps après par les autorités américaines pour se retrouver dans une prison à Damas, où il a été torturé. Une enquête publique a déterminé que des renseignements erronés de la GRC ont mené à son expulsion.
Après avoir passé plus de deux ans à étudier cette affaire, le juge Dennis O'Connor a conclu le 18 septembre dans un rapport que des informations erronées de la GRC transmises aux États-Unis ont mené à l'expulsion de M. Arar.
La GRC est restée muette sur ce rapport incriminant pendant 10 jours, jusqu'à ce que M. Zaccardelli indique dans son témoignage au Comité de la sécurité publique des Communes qu'il avait pris connaissance de ces erreurs peu de temps après que M. Arar fut envoyé en Syrie.
Cependant, en décembre, M. Zaccardelli a indiqué au même comité qu'il s'était trompé dans son témoignage initial -- qu'en fait, il n'a pas su avant plusieurs années que la police nationale avait transmis les renseignements erronés aux États-Unis. Le gouvernement a accepté le lendemain la démission du commissaire.
Un homme bien préparé
La GRC a déboursé 24 645 $ à la firme McLoughlin Media pour 36 heures de travail dans les cinq jours précédent la première apparition de M. Zaccardelli devant le comité des Communes, le 28 septembre, puis pour 26 heures du 6 au 31 octobre, affirme le contrat entre les deux parties, obtenu en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
M. Corrigan et son équipe de la GRC ont eu recours aux services de la firme de communications pour développer les idées qui seraient discutées, aider M. Zaccardelli à préparer sa déclaration d'ouverture et le préparer aux questions que les députés auraient pu lui poser.
La critique libérale en matière de sécurité publique, Sue Barnes, a mis en doute l'utilité de la dépense de la GRC.
«Pourquoi le commissaire de la GRC avait-il besoin de consultations de 25 000 $ alors que la seule chose qu'il avait à faire était de se présenter devant le comité et dire la vérité aux Canadiens?» a-t-elle demandé.
«Son propre ministère aurait dû être capable de le préparer à partir des faits. Si [les consultations] devaient ajouter de la clarté à son témoignage, je ne crois pas que cela a été le cas. Je pense que c'est évident.»
La vice-présidente de McLoughlin Media, Laura Peck, a invoqué la confidentialité de ses clients et n'a pas voulu discuter du travail effectué pour la GRC.

