Pour reprendre en titre une formule consacrée chez Fernand Dumont, je reviendrais sur cette dernière parution 'La culture québécoise... ' qui, à mon sens, gratte plus la plaie que la guérit, mais que Gérard Bouchard termine d'une façon élégante par une interrogation : "Si l'étude de la culture relève (en partie tout au moins) de la science, pourquoi ne se prêterait-elle pas à des approches renouvelées, un peu délinquante même, dans l'esprit de l'époque?" Et c'est là justement que je serais tenté de l'inviter à venir "faire un terrain" par exemple à la SAT(Société des Arts technologiques), au LANTISS(Laboratoire des nouvelles technologies reliées à l'image, au son et à la scène) ou encore au LAMIC(Laboratoire de muséologie et d'ingénierie de la culture) et combien d'autres pôles où se créent et se pensent de nouvelles oeuvres qui participent nécessairement à la culture, et peut-être, sans prétention et surtout bien humblement, à son renouvellement. Des philosophes comme entre autres, Peter Sloterdijk(Allemagne), Régis Debray(France) s'activent pour trouver des voies d'avenir en tentant justement de croiser Science et Art dans leur réflexion, sentant bien qu'il est hasardeux de détacher la culture des moyens qui la transporte et qu'elle utilise en somme pour se transmettre. Le champ par exemple de la médiologie nous ouvre sur ces questions qu'un Marshall McLuhan(Canada) avait ouvertes dans les années où l'on doutait le moins de tout. J'invite donc nos clercs à sortir de leurs églises (bibliothèques, salle de cours ou séminaire, revues, cercles de "croyants", etc...) et oser venir sur le 'plancher des vaches', là où s'active une jeunesse (nouvelle génération) qui cherche à s'affranchir du livre (culture linéaire au sens premier du terme) pour aborder la pensée d'une autre manière, de façon sensible, à travers notamment les émotions qui ne se laissent pas découper aussi facilement en petits morceaux, ni mettre à plat comme une ligne droite. En effet tout pour dérouter ceux et celles qui ont acquis/conquis la culture par le 'biblos' car nous sommes ici en plein 'chaos'. Bonne lecture, chers maîtres, si vous daignez évidemment descendre de votre piédestal.