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LE MENSONGE NATIONAL, LE PIRE DE TOUS
Quelqu'un venait de dire, un peu comme Bernard Descôteaux, que je soupçonne de m'avoir entendu, que nous devrions enlever nos lunettes roses durant la présente campagne. J'ai dit au contraire qu'il faut mettre ses lunettes roses.
J'ai proposé une nouvelle approche pour mettre fin à la polarisation centenaire entre le Québec et le Canada, au chapitre fédéralisme-souverainisme.
J'ai dit qu'on devrait faire aux libéraux ce qu'on avait fait jadis à l'Union nationale, les rayer de la carte électorale du Québec.
Si tu y réfléchis bien, ils sont dans les patates ceux qui disent que le parti québécois est un vieux parti. C'est totalement faux. En fait, le seul vieux parti à l'Assemblée nationale est le Parti Libéral du Québec, qui origine de la culture anglo-saxonne britannique, qui les a mis dehors depuis longtemps de leur paysage, en élisant à leur place des travaillistes.
Je veux qu'on revienne au système de bipartisme au Québec.
J'expliquais à un de Maisonneuve hésitant que si les libéraux disparaissaient de la carte, avec eux disparaîtraient tous les problèmes du Québec, parce qu'ils ne nous ressemblent pas du tout.
Imaginez! Certains disent du parti québécois qu'il est un vieux parti alors qu'il n'a que 35 ans; à l'image de ses deux jeunes chefs de parti actuellement, André Boisclair et Mario Dumont, il est temps que le Québec récupère son identité nationale, en mettant les étrangers dehors, c'est-à-dire les libéraux, qui sont des fédéralistes extrêmes, contrairement à Mario Dumont qui est un fédéraliste modéré avec sa thèse autonomiste.
Je disais donc aux auditeurs à l'écoute que maintenant qu'on a fait 7 ans dans le 3e millénaire, il serait grand temps que le Québec se débarrasse d'un parti libéral issu des Whigs britanniques, alors que les conservateurs en sont les Tories; le parti libéral a 140 ans; c'est le seul vieux parti à l'assemblée nationale.
Et je faisais fantasmer de Maisonneuve en lui disant d'imaginer un instant que nous rayons les libéraux de la carte électorale québécoise, nous serions enfin en famille, entre autonomistes et souverainistes. On n'a rien de commun avec les "Canadiens", on est plutôt de type européen. On a prouvé par le passé que le Québec était contre tout ce qui est extrême, y compris le fédéralisme.
J'ai conclu en disant qu'on mette le Parti québécois au pouvoir, et les adéquistes dans l'opposition officielle pour nous retrouver entre nous, après avoir rayé les libéraux de notre carte électorale.
C'est peut-être la solution au nouveau Québec qui n'attend que ça pour tourner la page, et récupérer son destin national. Il faut revenir au bipartisme au Québec: PQ-ADQ, en concentrant la gauche (les verts et solidaires dans le PQ), et la droite dans l'ADQ; comme en France, notre mère patrie, on assisterait enfin à une véritable alternance au Québec.
Bonne manière de crever l'abcès une fois pour toutes.
Les adéquistes et péquistes nous ressemblent, contrairement aux libéraux qui ressemblent à leurs maîtres anglo-saxons. J'ai d'ailleurs fait sourciller de Maisonneuve en lui disant que les libéraux, de toute manière, sont des colonisés et des assimilés comme un certain réactionnaire dans le même papier (Le Devoir), nommé Zach, qui ne nous ressemble pas du tout, pas plus qu'un certain Tony que j'entends régulièrement à l'émission "Le couvre-feu". Même notre premier ministre est un irlandais qui n'a rien de commun avec nous.
Chassons donc pour de bon les fédéralistes extrêmes que sont les libéraux, pour ne faire la place parmi nous qu'aux adéquistes et péquistes; autrement dit, mettons fin au débat de polarisation que tente une nouvelle fois Charest, entre fédéralistes et souverainistes, en mettant de l'avant nos nouvelles priorités entre nous: autonomistes et souverainistes.
On peut réaliser ce changement radical dès le 26 mars. Ne passons pas à côté de notre histoire une fois de plus comme nation. Le Québec doit rester fidèle à son image, ne plus tomber dans le fédéralisme extrême, mais le fédéralisme modéré prôné par l'ADQ avec son autonomie, à la manière de la Catalogue, avec en contrepartie le souverainisme.
Comme par hasard, durant la journée, sur d'autres tribunes, l'idée que j'ai lancée fait son petit bonhomme de chemin; j'ai entendu des propos dans le même sens depuis à deux reprises, et hier soir, durant la nuit, j'ai entendu une certaine fédéraliste extrême, Céline, qui n'ayant pas d'arguments a fait ce que les libéraux opportunistes et récupérateurs ont coutume de faire, nicher comme le coucou dans le nid des autres; alors que j'avais dit qu'il faut rayer de la carte québécoise le parti libéral, elle a dit qu'il fallait rayer le parti québécois de la carte. C'est ainsi que pensent les fédéralistes toujours à court d'idées; ils pigent dans les idées des autres en les pervertissant à leur avantage.
Désormais, j'appellerai les libéraux qui oseront encore s'afficher ainsi, des fédéralistes extrêmes, car c'est ce qu'ils sont. Donc, culturellement rien à faire avec nous. Ne votons pas pour les fédéralistes extrêmes le 26 mars. Envoyons les libéraux à l'histoire de notre passé douloureux. Votons désormais pour le PQ ou l'ADQ, et prenons notre rendez-vous avec le postmodernisme. Ne regardons pas passer le train, sautons dedans, en laissant les libéraux derrière nous. Et cessons de piétiner les nôtres, Mario Dumont ou André Boisclair. Ils sont les jeunes hommes de la situation. Et il n'y a plus de libéraux au Québec; que des autonomistes et des souverainistes, enfin!
Quand on entend ici, des animateurs à la SRC, comme Michel Lacombe à "Ouverts le samedi", dire sans retenue que le parti québécois est en chute libre, on se demande s'il vit à l'heure française qui dit la même chose par Christian Rioux de la gauche de Ségolène Royal.
J'espère une fois de plus que l'électorat, des deux côtés de l'Atlantique, mouchera le nez de ceux qui se prétendent vigiles de l'opinion publique. Il se trouve que nous ne nous laissons plus programmer par les journalistes d'opinion débranchés de la publique, à l'image des sondeurs affamés tel CROP, qui ne pensent plus qu'en termes de rentabilité pour leur employeur.
Et merci au Devoir de nous donner plus d'espace que Voir toujours aussi chiche avec ses 2000 caractères permis seulement si on s'avise d'y écrire.
