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Le cynisme des politiques
On pourraît croire, à première vue que nous sommes dans la situation de la poule et de l'oeuf. Est-ce le cynisme des politiques qui engendre le cynisme des citoyens, des animateurs et des journalistes, ou l'inverse?
Je crois que ce sont les politiques qui ont commencé les premiers à jouer à ce jeux, et si Machiavel l'a inventé, nos personnages politiques, j'oserais dire de tout temps, l'ont porté à un haut niveau de perfection.
Chacun sait ou apprend à ses dépends qu'il ne faut pas croire le tiers des promesses électorales; que la première préoccupation, pour ne pas dire la vocation, d'un Parti politique est de prendre le pouvoir et de la conserver; que la discipline du Parti est la première règle pour réussir en politique; que le candidat qui dit, tout haut, ce qu'il pense n'a pas baucoup de chance de réussir dans cet univers; que tous les Partis engagent des experts pour les aider à identifier "les conditions gagnantes"; etcetera...
Comment se surprendre alors qu'après un certain nombre de fois à avoir plus au moins cru dans une thèse ou dans une autre, le citoyen en arrive à la conclusion que l'art du spectacle est partout. D'ailleurs, il est difficile de traduire en français l'expression que les réseaux anglophones utilisent pour toutes leurs émissions, qu'elles soient sérieuses, menées pas des journalistes compétents et respectés ou pas des animateurs de vaiétés. Il disent: "Welcome to the show".
Tout est spectacle. Nous sommes tous des spectateurs.
Et et il vaut mieux que le spectacle soit bon si les responsables veulent conserver leur job.
D'ailleurs, en France, comme aux États-Unis et chez-nous c'est le "Box office" qui fait ou défait la carrière de tout producteur.
Pour revenir à De Gaulle, Churchill et Kennedy (en cette vigile de la journée de la femme, j'ajouterais, Golda Meir, Indira Ghandi et Margaret Tatcher) je crois qu'il y a, à certaines époques, de grands personnages. Ce n'est pas la politique qui les a formés, mais ils ont été utiles en politique.
C'est ce qu'il faut nous souhaiter.
Georges Paquet
