Opinion
Lettres: Élection et éducation : de la parole à la réalité
Mots clés : PLQ, Jean Charest, Élection, Éducation, Québec (province)
En général, les campagnes électorales sont l'occasion de demi-vérités bien frustrantes, tant elles ne correspondent pas toujours à la réalité des faits.
De plus, afin de rassurer les gens inquiets de la réforme, la plate-forme électorale libérale prévoit des examens à la fin de chaque cycle du primaire et du secondaire. On peut alors croire que les élèves devront bien savoir quelque chose s'ils veulent les réussir. On peut fortement en douter pour deux raisons. Premièrement, de tels examens existent déjà en cinquième secondaire et on ne cesse de dénoncer le laxisme de ceux-ci. Par exemple, en écriture de français de cinquième secondaire, un élève peut faire une faute de grammaire ou d'orthographe tous les 15 mots et réussir malgré tout cette épreuve! Deuxièmement, rien n'indique que ces examens auront un poids déterminant dans le parcours scolaire des élèves. En effet, un mauvais résultat à ceux-ci peut être noyé dans ce qu'on appelle le «bilan des apprentissages», une évaluation du cycle entier que plusieurs enseignants et parents estiment douteuse et subjective. De toute façon, mauvais résultat ou pas, comme le redoublement est devenu une mesure exceptionnelle, il faut se demander quelle importance véritable auront les examens de fin de cycle promis par le PLQ.
Cette méconnaissance manifeste de nos leaders politiques explique peut-être pourquoi, même si elle est une de leurs priorités, l'éducation se porte si mal au Québec.

