Vos réactions
Et Langevin, pour casser du sucre encore une fois
Je cite M. Michel David, Le Devoir du 3 mars "Même s'il (M. Boisclair) refuse de se laisser distraire, chaque point de presse est devenu l'occasion d'une nouvelle séance de torture". D'autres journalistes questionnent sans relâche M. Boisclair sur son orientation sexuelle pour ... vendre de la copie.
Ces journalistes, cela est confirmé par M. David dans son article, ne s'intéressent absolument pas à ce que M. Boisclair raconte, ils poursuivent systématiquement leur travail de destruction. C'est ainsi, que des gens comme vous, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, reprennent à leur compte la campagne de salissage médiatique entreprise dans le cadre de la présente campagne.
Ce n'est pas M. Boisclair qui utilise son homosexualité madame, c'est vous et tous les autres intolérants radicaux qui profitez de toutes les tribunes qui vous sont offertes pour ne parler que de cela. Si j'étais André Boisclair, je pense qu'en effet je n'aurais pas seulement gardé le silence pendant quelques secondes, le temps de ravaler mes larmes et mon émotion, j'aurais carrément éclaté en sanglots. Je considère comme parfaitement dégoûtant cette manière de l'accuser d'utiliser son homosexualité dès qu'il ouvre la bouche pour tenter d'expliquer sa vision d'une société inclusive.
On ne lui accorde pas que cette vision est généreuse et qu'elle a le mérite de rêver d'égalité et d'harmonie, on choisit plutôt de ne pas écouter et de se cantonner dans ce que les médias véhiculent, cet André Boisclair n'est pas un vrai gars, il n'a pas de couilles, regardez-le donc, cette moumoune qui se retient pour ne pas pleurer.
Et on ne s'arrête pas là, joignant l'injure à l'insulte, on décide que c'est lui qui manipule l'opinion, que c'est lui qui utilise sa différence, qu'il tente de se gagner des votes en jouant la victime et pour finir, que son émotion était planifiée. Toute cette merde me donne envie de vomir.
Continuons l'analyse de votre commentaire. Pierre Curzi et François Revello n'ont pas été présentés comme des immigrants , mais comme des candidats issus de l'immigration, ce qui est parfaitement exact. Ces deux personnes font une excellente démonstration de la capacité d'accueil et d'intégration harmonieuse dont peut faire preuve la société québécoise.
M. Charest et M. Dumont n'ont pas dénoncé les propos de Louis Champagne dès la sortie de ces propos comme vous le prétendez. Ils l'ont fait un certain nombre de jours plus tard, ils l'ont fait contraints et forcés par l'opinion publique. M. Charest, avec un sourire entendu (étant donné que vous semblez éprouver une véritable fascination pour le sourire de M. Boisclair, on peut toujours espérer qu'il vous reste une toute petite gouttelette d'objectivité et que vous avez peut-être remarqué celui de M. Charest) et sans pouvoir retenir une petite remarque fielleuse sur la consommation de cocaïne de M. Boisclair et M. Dumont, de manière suffisamment laconique pour qu'on puisse douter de sa sincérité. Évidemment, démagogie oblige, il y a plusieurs homophobes parmi ses électeurs (on peut en effet penser que les Louis Champagne et les Jeff Fillion de ce monde opteront pour l'ADQ, au nom du beau principe, qui se ressemble s'assemble).
Quand vous dites avoir eu de la sympathie pour André Boisclair lors de la publication des propos de Louis Champagne, vous me faites bien rire. Vous cassez du sucre sur le dos de cet homme-là depuis le début de la campagne. Ayez au moins le courage de vos opinions.
En ce qui concerne vos accusations selon lesquelles M. Boisclair passe son temps à attaquer ses adversaires, je pensais plutôt que vous disiez qu'il passait son temps à parler de son homosexualité. Faudrait vous décider. En ce qui concerne les attaques, je vous suggère la lecture des manchettes depuis le sondage qui montre une progression de l'ADQ dans les intentions de vote. Tout ce qu'on lit se résume à : Dumont tire à boulets rouges sur Charest et Charest sort son bazooka pour tirer Dumont. Je ne crois pas que M. Boisclair remporte le premier prix dans l'agressivité (évidemment, me direz-vous, c'est un gay, il doit manquer de testostérone). M. Charest est tellement hors de lui de sentir le souffle fétide de l'ADQ qui le talonne, qu'il y a de bonnes chances qu'il termine la campagne les cheveux raides, quand à M. Dumont, il met tellement d'énergie à haïr M. Charest et aussi à devoir mettre au pas certains de ses candidats issus non de l'immigration, mais du néandertal, qu'il ressemble de plus en plus à un singe grimaçant.
Vous reprochez à M. Boisclair de dire la même chose que M. Charest concernant Mario Dumont. Que pourrait-il dire d'autre que le peu qu'il y a à dire à ce sujet : M. Dumont n'a pas d'équipe, son parti est celui d'un seul homme, il est opportuniste et démagogue. Oh, c'est vrai, il a oublié de dire qu'il était dangereux. Mais s'il l'avait fait, vous et vos semblables auriez été les premiers à l'accuser de calomnier M. Dumont. Il s'est donc contenté de dire ce qu'il y a à dire sur M. Dumont, je suis désolée si les termes qu'il a utilisés pour le faire ressemblaient à ceux employés par M. Charest, mais M. Charest a-t-il enregistré un brevet sur les mots lorsqu'il s'agit de qualifier M. Dumont ?
Si vous lisez les chroniqueurs, vous verrez qu'eux aussi utilisent ces mêmes mots : pas d'équipe, parti d'un seul homme, opportuniste et démagogue. Cela explique parfaitement et le personnage et son parti et il n'y a pas grand-chose à ajouter. Évidemment, M. Charest étant un grand partisan et un ardent défenseur de la propriété privée, parti pris qu'il a d'ailleurs fort bien illustré en bradant une partie du Mont Orford et aussi en subventionnant le centre de ski du Mont Tremblant, qui appartient à Fortress, une entreprise américaine dont les actifs se chiffrent à 30 milliards, à la hauteur de la modique somme de 47,5 millions, alors qu'il n'a supposément pas d'argent pour investir dans le Parc du Mont Tremblant qui tire le diable par la queue et qui, dans le cadre d'un deuxième mandat sera peut-être bradé lui aussi. M. Charest étant donc, comme on l'a démontré un grand admirateur de l'entreprise privée, il a peut-être pris un brevet sur les mots qui caractérisent M. Dumont et sa formation.
En ce qui concerne la priorité que donne le PQ à l'éducation, vous auriez sans doute préféré que M. Boisclair imite M. Charest et parle de santé, santé, santé. Quant à moi, je ne rajeunis pas, mais cela ne m'enlève pas la faculté de réfléchir et je sais pertinemment que si le Québec ne fait pas un investissement majeur dans l'éducation, nous n'aurons bientôt plus du tout les moyens de supporter un système de santé qui nous coûte la peau des fesses. Investir dans l'éducation, c'est faire le bon pari, le pari sur la jeunesse, le pari sur un peuple éduqué qui générera de meilleurs revenus et paiera plus d'impôt, ce qui nous permettra d'investir dans le système de santé. Investir dans la santé en oubliant l'éducation, cela équivaut à se tirer dans le pied. Les libéraux nous ont démontré, de manière éclatante et probablement volontaire, que d'investir des milliards dans la santé ne changeait à peu près rien. La santé a un urgent besoin d'une Révolution Tranquille et ce n'est pas l'argent qui en sera le moteur.
Il faut penser autrement, éliminer les gaspillages d'argent et d'énergies, modifier profondément les règles du jeu en matière de gestion, assouplir les cadres, intégrer les syndicats à la prise de décision, donner plus d'importance à l'avis des divers spécialistes qui oeuvrent en milieu hospitalier et cesser de prendre les médecins pour des dieux et leur opinion pour parole d'évangile. En un mot, que le système de santé devienne autre chose qu'une structure bureaucratique et autocratique complètement enfermée dans sa tour d'ivoire et qu'il devienne un lieu ouvert où tous collaborent dans un même effort à soulager la souffrance et à insuffler l'espoir .
Ce n'est certes pas avec un gouvernement qu'on peut, sans être du tout paranoïaque, soupçonner de laisser volontairement le système se détériorer, afin de justifier sa privatisation aux yeux d'une population qu'on aura subtilement programmée à l'accepter comme la seule solution et qui trouve des milliards pour investir dans deux méga-hôpitaux dont nous n'avons absolument pas besoin et que nous n'avons pas les moyens de nous offrir, qu'on peut espérer parvenir à ladite Révolution.
