Dumont veut une enquête sur les conditions de vie des vieux
Mots clés : vieillesse, Action démocratique du Québec, Élection, Parti politique, Québec (province)
Québec -- Un éventuel gouvernement adéquiste créerait une commission d'enquête sur les conditions de vie des aînés, a indiqué hier le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont.
La mise en place de cette commission d'enquête serait l'un des tout premiers gestes que ferait un gouvernement adéquiste, a indiqué M. Dumont, alors qu'il visitait un foyer pour personnes âgées situé dans la circonscription de Jean-Lesage (anciennement Limoilou), dans la basse-ville de Québec, en appui à son candidat Jean-François Gosselin.
Le mandat de cette commission ne serait pas de découvrir des coupables, mais de «déclencher une vaste réflexion pour une nouvelle culture en matière d'hébergement et de soins pour les aînés», a expliqué le chef adéquiste.
La commission analyserait tous les sujets qui touchent l'hébergement: les règles d'hygiène, l'alimentation, la disponibilité du personnel, les loisirs ou l'usage de la contention chimique (sédatifs et tranquillisants).
M. Dumont a comparé cette commission à la commission Parent, créée en 1961 par le gouvernement libéral de Jean Lesage pour enquêter sur l'instruction publique, et qui a mené à la création du ministère de l'Éducation.
Le chef de l'ADQ a rappelé que plusieurs rapports avaient été rendus publics depuis quatre ans sur des mauvais traitements subis par des personnes âgées en centres d'hébergement. Le plus connu d'entre eux est celui produit par la Commission des droits de la personne, qui avait fait état de plusieurs situations d'exploitation d'aînés.
On se souvient aussi de témoignages troublants de mauvais traitements, notamment au Centre d'hébergement Saint-Charles-Borromée, à Montréal.
Le chef adéquiste reconnaît qu'une telle commission d'enquête coûterait quelques millions de dollars mais le jeu en vaut la chandelle, croit-il, et l'importance du problème la rend «incontournable».
L'ADQ propose aussi de débloquer chaque année un budget additionnel de 20 millions pour appuyer les aidants naturels.

