Marchés boursiers - Toronto termine la semaine en baisse
Mots clés : Bourse de Toronto, Marchés boursiers, Dollar, Économie, Canada (Pays)
La glissade s'est poursuivie hier à la Bourse de Toronto, le public investisseur préférant diminuer, avant le week-end, ses positions dans les ressources naturelles.
Aux États-Unis aussi, les indices étaient tirés vers le bas alors que, sur le marché des devises, un sursaut du yen japonais face au dollar américain a créé de l'inquiétude. Le Dow Jones subissait sa plus forte chute hebdomadaire en quatre ans. De nombreuses questions restaient en suspens quant à la force véritable de l'économie nationale, dans un contexte d'incertitude qui a suivi le fort repli de l'indice composite de Shanghai .
Le dollar canadien a de nouveau perdu du terrain, cette fois 32 centièmes à 84,95 ¢US.
À la cote new-yorkaise, le brut léger pour avril a glissé de 0,36 $ à 61,64 $US le baril, après être descendu un moment jusqu'à 61,35 $US. À Wall Street, le Dow Jones des 30 industrielles a largué 120,24 points à 12 114,10.
Ce faisant, Wall Street a subi sa pire semaine depuis quatre ans, contaminée par la déprime boursière généralisée, mais les analystes refusaient de céder à la panique, arguant qu'il faudra attendre quelques séances avant d'évoquer une correction majeure ou un coup de frein temporaire.
Sur la semaine écoulée, l'indice des 30 valeurs vedettes a abandonné 4,2 %. L'indice composite du Nasdaq a, quant à lui, reculé de 5,8 % sur la semaine, pour clôturer à 2368,00 points. L'indice élargi Standard and Poor's 500 (SP 500) a cédé 4,4 %, finissant la semaine à 1.387,17 points.
Sur le marché obligataire, le taux de rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 4,52 % contre 4,68 % vendredi dernier, et celui à 30 ans à 4,65 % contre 4,78 %.
Wall Street n'a pas résisté à la dégringolade subie cette semaine par l'ensemble des Bourses mondiales, effaçant tous ses gains de l'année en une semaine, la pire depuis fin mars 2003 et le déclenchement de la guerre en Irak.
L'onde de choc s'est déclenchée mardi, la Bourse de Shanghaï perdant près de 9 % en une seule séance et connaissant sa plus forte baisse depuis 1996, sur fond de craintes d'éclatement de la bulle boursière dans le pays. Dans la foulée, Wall Street a subi sa plus forte chute depuis septembre 2001(en points), au terme d'une séance spectaculaire qui a vu l'indice vedette Dow Jones perdre plus de 400 points.
Derrière ce plongeon, les analystes ont lu en premier lieu «un effet de contagion», mais aussi les craintes liées à un ralentissement trop prononcé de l'économie américaine, à un rebond du yen ou à l'importance prise par les prêts immobiliers à haut risque aux États-Unis.
Peu d'analystes semblaient craindre, à ce stade, l'amorce d'un recul sévère de Wall Street. «Je ne m'attends pas à une correction majeure qui serait un repli de 10 % de la Bourse, mais plutôt à une baisse de 5 % à 7 %», estimait ainsi Marc Pado, de Cantor Fitzgerald. «Les liquidités sont encore abondantes, les valorisations des actions raisonnables et l'inflation semble en passe d'être contrôlée», selon lui.
Un avis partagé par Frederic Dickson: «le coussin de liquidités sur lequel sont assis les investisseurs américains devrait permettre d'absorber le choc. Une correction du marché de 5 % après sept mois de hausse qui lui ont permis d'engranger 20 % , est peut-être douloureuse sur le moment mais tout à fait normale», a-t-il ajouté.

