Fonds d'investissement - Trop négligés...

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Michel Marcoux
Édition du samedi 03 et du dimanche 04 mars 2007

Mots clés : dividendes, placements, Fonds d'investissement, Économie, Québec (province)

Dans un contexte où l'on recherche l'excitation à tout prix, l'investissement devrait ressembler à ce que l'on peut ressentir en fréquentant un casino. En pratique, mieux vaut fréquenter le casino pour le plaisir et bien dormir avec son portefeuille. Et, pour y arriver, il importe de se constituer un noyau de portefeuille solide. Cette solidité, les fonds de dividendes la fournissent. Les dividendes, tant pour les titres canadiens qu'étrangers, peuvent apporter une plus grande stabilité tout en contribuant à l'obtention de meilleurs rendements à long terme.

Le grand avantage des titres produisant des dividendes, c'est que, même si le cours fluctue, le dividende continue d'être distribué, ce qui atténue les fluctuations. On pense également que les dividendes rassurent quant à la santé financière d'une société. Les sociétés versant des dividendes sont souvent bien établies et plus stables que celles qui n'en versent pas. Rappelons-nous que les dividendes se définissent, en gros, comme le revenu que procurent les actions privilégiées.

Une étude de la famille de fonds TD vient encore une fois démontrer l'importance des dividendes. Une somme de 100 $ investie en 1970 dans l'indice composé S&P/TSX aurait valu en décembre 2006 pas moins de 4333 $. Toutefois, de ce montant, seulement 1400 $ sont attribuables à l'augmentation de la valeur des titres de l'indice. Le reste de la valeur provient des dividendes et de leur réinvestissement. Autre aspect intéressant, les titres dont la distribution en dividendes a augmenté au fil du temps sont ceux qui ont obtenu les meilleurs rendements à long terme.

Du côté des fonds de dividendes

Pour profiter du pouvoir des dividendes, voici quelques suggestions de fonds qui ont démontré leur capacité à tirer profit de ce secteur. Le Standard Life dividende croissance est géré par l'équipe de gestion de Standard Life. Avec un rendement de 16,4 % depuis sa création en novembre 1994, il est difficile de demander mieux. Le fonds «privilégie les actions de sociétés dotées d'une situation financière supérieure à la moyenne, dont les antécédents ont démontré leur capacité à verser des dividendes relativement élevés et à continuer de verser ceux-ci sur une base régulière». Le fonds Standard Life dividende croissance est un gros fonds: plus de deux milliards d'actif sous gestion. Les frais de gestion, à 1,93 %, sont très compétitifs. De premier quartile sur 10 ans, c'est un excellent choix, mais plus volatil, plus à risque que plusieurs fonds de sa catégorie.

Le TD croissance de dividende est sous la direction de Doug Warwick depuis octobre 1993 et de Michael Lough depuis février 2000. Depuis sa création en 1987, le rendement annualisé s'élève à 11,8 %. À long terme, le fonds affiche un rendement supérieur à celui de l'indice S&P/TSX. L'actif sous gestion du fonds est de 2,3 milliards, et les frais de gestion sont de 2,15 %. Il est classé de premier quartile sur cinq ans.

Le Banque Nationale dividendes affiche un rendement annualisé de 8,7 % depuis sa création en août 1992. Le rendement inférieur à celui des deux autres fonds mentionnés s'explique par la grande présence (40 %) d'actions privilégiées. Il en résulte une volatilité beaucoup moins grande et un rendement moins élevé à long terme. Virginia Wai-Ping et Francis Pelletier assument la gestion de ce fonds, dont l'actif sous gestion est de 1,2 milliard. Ce n'est pas le meilleur produit en matière de rendement, mais le risque associé est tellement faible que, dans sa catégorie, c'est probablement l'un des meilleurs. Si un fonds peut vous permettre de bien dormir tout en bénéficiant de la croissance du marché boursier, le Banque Nationale dividendes se trouve dans une classe à part.

Sachez qu'il est également possible d'acquérir des unités de fonds de dividendes investies à l'international. Le dernier venu de cette catégorie a été lancé, au mois de février dernier, par la famille de fonds GGOF. Le produit en question, le GGOF mondial croissance des dividendes, comprend entre 60 et 100 actions, sans aucune restriction géographique. Bien qu'il privilégie les marchés développés, GGOF soutient que 25 % de l'actif peut être dirigé vers les marchés émergents. Le fonds est géré par une équipe de Lazard Asset Management (Canada) Inc. de New York, composée de Patrick Ryan, Kyle Waldhauer et Andrew Lacey.

Et, toujours selon GGOF, voici les arguments en faveur de l'investissement dans les actions mondiales: «Les actions versant des dividendes ont mieux rapporté à la longue que celles qui n'en versent pas. Au cours des 15 dernières années, les actions mondiales générant un dividende élevé ont surclassé de manière spectaculaire celles qui rapportent un faible rendement en dividendes. Les dividendes ont, par ailleurs, toujours représenté une partie importante du rendement des actions mondiales. Les actions donnant droit à des dividendes offrent une protection lorsque les marchés sont en baisse, car leurs bénéfices sont en général plus stables, et les dividendes qu'elles rapportent constituent un soutien additionnel en périodes de faiblesse du marché.»

La famille de fonds affirme aussi que «les placements mondiaux ajoutent un élément de diversification géographique et sectorielle, puisque le Canada ne compte que pour trois pour cent sur les marchés financiers du monde et qu'il est excessivement tributaire des secteurs des ressources et de la finance».

Les fonds de dividendes ne sont pas les plus excitants dans le monde des produits financiers, mais ils permettent de former un bon noyau de portefeuille, en profitant de la croissance du marché boursier tout en minimisant le risque associé au monde du placement. Il n'y a jamais de garantie, mais avec un peu de patience, vous serez bien récompensé.

question@avantages.com

L'auteur est conseilleren placement et président d'Avantages Services financiers, une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placementet dans la gestion privée.


Vos réactions


Fonds de dividende comme retraite - par R Nault
Le lundi 12 mars 2007 11:00

vous avez vraiement raison - par lauzon pierre (jplauzon99@msn.com)
Le samedi 03 mars 2007 13:00

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com