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Une génération qui se fait entendre...

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Michel Paradis (michel_jparadis@hotmail.com)
Envoyé Le lundi 26 février 2007 13:00



Le résultat actuel des sondages, et ce si la tendance se maintien, révèle lentement mais sûrement un changement de sur la vision du Québec. Depuis près de quarante ans, le débat politique s'est vu slérosé par le continuel débat entre fédéraliste et souverainiste. Au cours de cette période, le rôle de l'État, la mondialisation et les problématiques environnementales ont muté l'ensemble de la planète sauf qu'ici, tout tourna autour de cette éternelle relation fédéraliste-souverainiste.

L'ADQ est une réponse pour ceux et celles qui veulent que les choses bougent, qui souhaitent enfin pouvoir respirer, cesser d'étouffer. Je dis "étouffer" car c'est vraiment le sentiment qui m'habite.

Que l'on soit pour ou contre l'ADQ, il propose plus de liberté pour ceux et celles qui croient en la liberté d'initative et de vouloir créer la richesse.

Lorsque l'on se rend compte qu'il est plus intéressant fiscalement de gagner sa vie au Nouveau-Brunswick qu'au Québec, il y a fondamentalement quelque chose qui cloche.

Mieux encore, lorsque je lis les propos d'Alain Larouche qui par de démagogie, cela me fait rire.

Pour être considéré au Québec comme un être civilisé, il ne faut surtout pas remettre en question l'ordre établi. Si on se pose des questions sur la situation de l'immigration et des accomodements raisonnables, nous sommes racistes, au mieux xénophobes. Si on croit qu'il est peut être intéressant d'émettre l'hypothèse qu'un enfant en très bas âge est mieux avec sa mère qu'en garderie, on est qualifié de militant de la soumission de la femme, au mieux un macho. Lorsqu'on se pose la question sur le rôle des syndicats au Québec, on est immédiatement qualifé d'extrême-droite, au mieux de croyant au capitalisme sauvage et inhumain. Bref, le moule, il faut correspondre au moule de la pensée unique.

On viendra ensuite se plaindre que les meilleurs quittent la province pour aller ailleurs.

Le sens même du débat et du droit de parole est subtilement aliéné par les corporatismes qui ne laisseront guère la chance aux contestataires de se faire entendre.

Heureusement que rien n'est éternel et que la génération actuelle quittera pour laisser la place à d'autres avec le temps, mais bien franchement, lorsqu'on y regarde de près, en quel état laisseront-ils le Québec pour la génération X et les autres qui suivront ? Mais ça, ils s'en foutent éperduement. C'est ce qui s'appel l'égoisme générationel.

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