Opinion

Lettres: Changements climatiques: scepticisme et faux-fuyants

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Paul Bernier, Montréal, 21 février 2007

Édition du samedi 24 et du dimanche 25 février 2007

Mots clés : scientifiques, Climat, Changements climatiques, Québec (province)

En réponse à la lettre de François Ouellette intitulée «Changement climatique: à la défense du scepticisme» et parue dans la section Libre opinion du 19 février 2007.

Dans une lettre d'opinion parue le lundi 19 février, François Ouellette vient à la défense du scepticisme devant le consensus grandissant des scientifiques en ce qui a trait aux changements climatiques et à leurs causes. Il s'en prend aussi à l'épithète «négationniste» qui est utilisée en ce moment dans les médias pour qualifier ceux qui refusent encore de lier les activités humaines au réchauffement de la planète.

Je trouve cette attitude assez peu productive. Bien sûr, il faut conserver un sens critique; d'ailleurs, le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), qui ne semble pas impressionner M. Ouellette, fait mention de l'incertitude par rapport aux connaissances actuelles. Cependant, la gravité et l'imminence de la menace reliée aux changements climatiques nous obligent à prendre ces observations scientifiques au sérieux. Nos générations sont celles qui ont bénéficié de la fulgurante croissance économique qui s'est faite au détriment des ressources de la planète. Nous devons accepter cette responsabilité et agir de façon draconienne et rapidement en pensant aux générations qui nous suivront.

Le jeu du scepticisme pour le simple fait d'être à contre-courant et celui de ridiculiser des gens comme Steven Guilbault, qui déploie tant d'efforts pour rallier la population qui tarde à modifier ses habitudes de vie, me semblent assez irresponsables et ne font qu'aider ceux que l'on qualifie, à raison je crois, de négationnistes. Ces négationnistes, ce sont ceux qui réfutent les théories actuelles du réchauffement lié aux gaz à effet de serre, non pas parce qu'ils ont la preuve du contraire, mais parce qu'ils défendent les intérêts de ceux qui profitent du statu quo sans se soucier des conséquences pour les générations futures.


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