Cinq ans en détention - Uribe demande à Paris de l'aider à localiser Ingrid Betancourt

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Reuters
Édition du jeudi 22 février 2007

Mots clés : Ingrid Betancourt, Forces armées, Enlèvement, Colombie (Pays), France (pays)

Paris -- Le président colombien Alvaro Uribe n'exclut pas qu'Ingrid Betancourt soit détenue par la guérilla marxiste hors de la Colombie et demande à Paris de l'aider à la localiser.

«Il est très important de savoir si Ingrid Betancourt se trouve en Colombie ou si elle a été emmenée dans un pays étranger. La France pourrait nous aider à vérifier si elle a été conduite dans un autre pays», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à L'Express, au Figaro et à France 2 et diffusé hier.

Prié de dire si des soldats français devraient participer aux opérations militaires, aux côtés des militaires colombiens, il a répondu: «Je n'en demande pas tant.»

«Puisque la France dispose d'une technologie avancée dans le domaine du renseignement, qu'elle nous aide à localiser l'endroit où se trouvent les otages», a ajouté Alvaro Uribe à la veille du cinquième anniversaire de l'enlèvement de la Franco-Colombienne.

Le président colombien n'a pas voulu préciser s'il pensait à l'Équateur ou au Venezuela, soulignant qu'il ne disposait que de rumeurs pour dire que l'ex-candidate à l'élection présidentielle en Colombie est vivante.

«Ces dernières semaines, nous avons reçu des informations selon lesquelles elle se trouverait à l'étranger. Il est possible que les FARC l'aient exfiltrée et qu'elle se trouve maintenant hors de la Colombie», a-t-il précisé.

Betancourt a été enlevée le 23 février 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Sa fille, Mélanie Delloye, a estimé que les autorités françaises en avaient fait «bien trop peu» en faveur de «la plus ancienne otage française retenue à l'étranger».

Mais le Quai d'Orsay s'est défendu de toute inertie. Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, doit recevoir aujourd'hui la famille d'Ingrid Betancourt.


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