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Les échanges de carbone sont une "patente" gouvernementale

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Yvon Dionne
Envoyé Le mardi 20 février 2007 20:00



Comment peut-on dire que les échanges de GES sont fixés par l'offre et la demande, quand les bénéficiaires de tels échanges sont en attente d'un registre gouvernemental fixant des objectifs de réduction, fixant par conséquent le volume de tels échanges, donc ipso facto le prix de chaque tonne de carbone? Combien faudra-t-il de fonctionnaires pour attester que telle entreprise a bel et bien le nombre de tonnes lui donnant droit à des crédits?

Avant de se lancer dans une telle aventure, où l'Europe nous a démontré que ce n'est pas la voie à suivre, il faudrait retourner aux fondements mêmes qui pourraient justifier des réductions des émissions de carbone. Or, à ce sujet, nul n'a pu démontrer que le CO2 est un polluant. Au contraire, il est nécessaire à la vie. Ce n'est pas non plus le principal gaz à effet de serre. Finalement les activistes de Kyoto, qui se servent des scientifiques comme on change de chemise, n'ont pas démontré (malgré tout ce qui est dit):

1. que le réchauffement actuel est dû aux gaz à effet de serre;
2. que ce réchauffement est dû principalement à l'activité humaine depuis 100 ans.

Si les échanges de carbone feront des bénéficiaires, il y aura aussi des perdants. Ces perdants seront les entreprises qui devront s'endetter pour financer les crédits, au lieu d'investir dans moins de réductions. Ce seront aussi les consommateurs. Ce seront aussi de nombreuses pertes d'emplois.

Et peut-on nous dire, sans mentir, quel effet aurait sur le climat les efforts demandés par Kyoto, même si tous les pays s'y mettaient (Chine, Inde, Russie, etc.)? D'ailleurs, mentionnons que les objectifs sont illusoires pour tous les pays, même l'Europe, pour 2012.

Yvon Dionne
St-Damase-de-L'Islet (Québec)
http://pages.globetrotter.net/yvon_dionne

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