Voilà enfin de quoi secouer l'indifférence qui entoure l'indispensable distinction que le mélomane doit faire entre la musique sur le vif et la musique enregistrée. En effet, la musique est l'une des rares formes d'art qui n'aient pas changé de nom en passant du réel au document. La confusion est aujourd'hui totale, surtout hors du domaine dit « classique », avec plus de façons de mêler la performance et l'enregistrement qu'il y a de petits films sur Glenn Gould... Après avoir démêlé qui a joué quoi dans le répertoire de Mme Hatto, il faut n'être sûr que de la musique sur le vif (et encore... prudemment). D'ailleurs, cette pianiste n'aurait jamais sévi comme faussaire si elle avait été entendue sur le vif. Et puisqu'elle est morte, on ne peut que regretter le vif du sujet...