Les conservateurs vont retirer leurs publicités au Québec
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Ottawa -- Les conservateurs fédéraux retireront leurs publicités télévisées négatives des ondes francophones au Québec pendant la campagne électorale qui s'annonce.
Les critiques de ces messages publicitaires, dont leur principale cible, le chef du PLC Stéphane Dion, ont affirmé que celles-ci feraient le jeu du Parti québécois pendant cette campagne.
Les publicités conservatrices font amplement mention du scandale des commandites associé aux libéraux fédéraux, alors que le gouvernement libéral provincial souhaite être réélu.
Les conservateurs nient cependant qu'ils retirent les trois annonces par crainte d'aider le PQ. Ils disent avoir organisé des groupes de consultation qui démontrent que les téléspectateurs font clairement la distinction entre une attaque contre les libéraux fédéraux et une attaque contre le premier ministre libéral québécois, Jean Charest.
Ils soutiennent qu'ils suspendront temporairement la diffusion des publicités uniquement parce que celles-ci seraient moins efficaces pendant une campagne électorale provinciale, alors que l'attention des électeurs québécois sera tournée vers la politique québécoise.
À Toronto, le chef libéral fédéral a qualifié ces publicités d'injustes et malhonnêtes.
Ces messages, diffusés en français et en anglais depuis la semaine dernière, prennent directement pour cibles M. Dion, de même que l'ex-ministre des Finances Ralph Goodale.
Le leader libéral a appelé le premier ministre Stephen Harper à faire preuve d'honneur et de décence et à retirer les publicités négatives, dont l'une associe M. Dion au scandale des commandites et le présente comme faible et indécis.
M. Dion a plus particulièrement dénoncé une publicité liant l'ex-ministre Goodale à une fuite sur les projets fiscaux du gouvernement au sujet des fiducies de revenu, en 2005. Une enquête de la GRC n'a pas permis d'établir de lien entre M. Goodale et la fuite.
M. Dion a ajouté qu'il se fiait à l'«intelligence» des Canadiens pour évaluer la pertinence des tactiques négatives des conservateurs, prédisant que les électeurs rejetteront cette façon de faire de la politique et préféreront son approche, qui est une approche «positive, optimiste».
L'itinéraire de M. Dion, hier, illustrait on ne peut plus clairement l'approche d'élections au fédéral: il a lu une histoire à un groupe d'enfants et à leurs parents réunis dans un centre communautaire et a reproché aux conservateurs d'avoir aboli le programme de garderies du précédent gouvernement libéral.

