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Un parlement! En a-t-on envie?

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Maurice Plante (maurice.plante@prologue.qc.ca)
Envoyé Le lundi 19 février 2007 13:00



Nous avons au Québec, une structure « politique » issu de la réforme, mais non vécue dans son «essence» propre: le conseil d'établissement! Et oui, si on regarde en profondeur cette structure, si on ne résiste pas à elle, si on ne joue pas à cache-cache, si on lui confère les véritables droits et les véritables pouvoirs, on pourrait améliorer un peu la situation.

Pourquoi les directions voient-elles parfois en lui, (ce conseil) formé de tous les intervenants susceptibles de s'intéresser au plein développement de l'école et de son plan de réussite, un «paquet de troubles», un comité de «oui, oui»? Pourquoi les parents qui en font partie croient parfois qu'on va enfin leur dire quoi faire? Pourquoi parfois les enseignants boudent-ils cette structure et «se passe la participation d'une année à l'autre, puisqu'il le faut»? Pourquoi le personnel de soutien se demande encore ce qu'il fait là? Pourquoi la fédération des comités de parents continue parfois dans leur propos à s'ennuyer des comités d'école d'antan? Vous trouvez pas que l'on a déjà là, pour illustrer le ras-le-bol de la population, un «parlement» avec les gens d'en face et ceux qui veulent le devenir?

Je crois à cette structure et au contraire de monsieur Meirieu, que je respecte, je pense que ce n'est pas en créant une nouvelle structure que l'on pourra changer les choses... puisque cette même «créature», que l'on ne veut pas voir vivre, elle est même orpheline, par sa composition même ( on a une association de directions d'école, un syndicat des enseignantes et des enseignants, un syndicat du personnel de soutien, un comité de parents... qui n'a aucun lien «fonctionnel» avec le conseil d'établissement), mais pas de regroupement des conseils d'établissements qui pourrait permettre de partager les bons coups, les difficultés de vécu des conseil d'établissement.

Et comme je le dis souvent : «Et si c'était moi, la résistance au changement!»

Maurice Plante

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