Fonds fédéraux - Plus de 70 millions n'ont pas été dépensés malgré les besoins des sans-abri

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du lundi 19 février 2007

Mots clés : sans-abri, Pauvreté, Canada (Pays)

Ottawa -- Plus de 70 millions de dollars de fonds fédéraux réservés pour les sans-abri n'ont pas été dépensés, malgré les urgents besoins des sans-abri au pays, révèle une enquête interne.

Les fonds étaient disponibles, mais n'ont pas été utilisés, indique un rapport préliminaire, obtenu grâce à la Loi sur l'accès à l'information.

Ces fonds étaient destinés à l'Initiative nationale pour les sans-abri, un programme de sept ans lancé en 1999 en réaction à ce qui semblait être une augmentation du nombre de sans-abri au pays.

Ressources humaines et Développement social Canada, qui gère le programme, a commandé en 2005 une évaluation de l'initiative à la firme de consultants indépendants Goss Gilroy.

Son rapport, qui est basé sur une enquête menée en 2006, fait une évaluation généralement positive du programme, affirmant que celui-ci a eu un impact substantiel sur la vie quotidienne des sans-abri ou des personnes à risque de le devenir au Canada. Cela incluait «des jeunes, des autochtones, des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, de nouveaux immigrants, des parents de famille monoparentale et des survivants d'agressions».

Mais les auteurs du rapport ne peuvent expliquer pourquoi les fonctionnaires ont semblé retenir des fonds disponibles pour les soupes populaires et les refuges.

Goss Gilroy a examiné en détail la deuxième phase de l'initiative, dont le budget était de 540 millions, et la durée, de quatre ans, et qui doit se terminer le mois prochain. Près de 1400 refuges pour sans-abri et projets similaires ont reçu des fonds, selon des priorités déterminées par les collectivités elles-mêmes.

Le rapport d'évaluation mentionne que les fonds fédéraux ont joué un rôle important dans le succès de l'initiative, et que le programme ne faisait double emploi avec aucune autre mesure. Les consultants notent aussi qu'il est notoirement difficile de dénombrer les sans-abri, aussi n'y a-t-il pas de façon fiable de déterminer si leur nombre a diminué à cause du programme.

La fonctionnaire responsable du programme soutient cependant que les consultants n'ont pas compris que l'argent non dépensé est parfois reporté d'une année à l'autre, à mesure que les projets progressent.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com