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L'enfant-dieu dans un monde de clients-rois.

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Michel Coron (corom@videotron.ca)
Envoyé Le dimanche 18 février 2007 23:00



Un paragraphe m'a bien fait sourire moi aussi:

"Les directions d'école, souvent prises entre l'arbre et l'écorce, relatent sourire en coin qu'elles ont d'ailleurs quelques générations de rois sous les yeux. «Nos parents d'élèves sont la première génération d'enfants-rois, mais les enseignants aussi! Ça fait un joyeux mélange!» "

Dans " l'ancien temps" comme on disait, l'enseignante était maître(sse) dans sa classe après Dieu. On a maintenant des enfants-dieux ! Y compris les étudiantes en formation des maîtres qui ont fait partie de cette première génération.Gare alors au vieux chnouk, à ce professeur dinausaurien d'une université reconnue qui aurait osé rabrouer quelque peu vertement ces étudiantes préoccupées par LA NOTE. La pédagogie par objectifs instaurée dans des salles de cours surpeuplées d'une centaine de sardines bien cordées autour des années 80 pouvait-elle former adéquatement des enseignantes à affronter la meute des enfants mal éduqués par des parents absents. Dans un contexte pédagogique où toute clique peut facilement avoir la tête d'un professeur grâce aux prétendues évaluations de fin de cours, comment peut-on former des éducateurs ? Je laisse à ceux qui perpétuent un tel système le soin de répondre honnêtement. Dans un contexte où l'étudiant est le client-roi, il y a fort à parier que comme toujours, on cherchera à noyer le poisson.

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