5200 $ par année et par enfant - Le PLQ accuse Dumont de vouloir faire payer les pauvres

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PC
Édition du samedi 17 et du dimanche 18 février 2007

Mots clés : garderie, Mario Dumont, Parti libéral du Québec, Enfant, Parti politique, Québec (province)

Mario Dumont promet 100 $ par mois et par enfant aux familles québécoises qui n'utilisent pas les services de garde subventionnés.

Photo: Jacques Nadeau

Québec -- Mario Dumont veut financer ses engagements électoraux à l'égard des familles sur le dos des plus pauvres, soutiennent les libéraux de Jean Charest.

Le premier ministre Charest ainsi que ses ministres de la Famille, Carole Théberge, et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne, sont tous montés au front hier pour hacher menu la promesse de l'Action démocratique du Québec de verser aux parents 5200 $ par année par enfant.

Chaque enfant d'âge préscolaire qui n'occupe pas une place en garderie subventionnée serait admissible à l'allocation.

Pour financer ce programme de 900 millions de dollars par année, l'ADQ a annoncé qu'elle sabrerait les dépenses publiques, entre autres l'aide sociale.

En voulant couper les vivres aux «plus démunis de notre société», le chef de l'ADQ, Mario Dumont, entretient les préjugés entendus envers les prestataires de l'aide sociale, a condamné la ministre Courchesne, en point de presse à Québec.

«Est-ce que vous savez qu'une personne qui n'a pas de contraintes sévères à l'aide sociale reçoit de l'État autour de 600 $ par mois? Ce n'est pas beaucoup. Pensez-y, 600 $ par mois. Et ce sont ces mêmes personnes que l'ADQ va couper [sic]», a-t-elle dit.

Bien loin d'être rassembleuse, l'allocation aux parents promise par l'ADQ va «diviser» la population, «en brisant les valeurs de solidarité et de partage auxquelles tous les Québécois adhèrent», a poursuivi la ministre de la Solidarité sociale.

Pour sa part, la ministre de la Famille est convaincue que la mesure mise en avant par l'Action démocratique, en apparence généreuse, n'est pas réaliste.

«Je pense que le gros problème de cette promesse, c'est qu'elle n'est pas viable. Où va-t-il prendre l'argent,

M. Dumont? De quelle façon va-t-il financer?», a lancé Carole Théberge, laissant entendre que l'ADQ pourrait faire des compressions dans le réseau de garde des centres de la petite enfance (CPE).

Un peu plus tard, le premier ministre Charest a lui aussi soulevé le spectre de la disparition des CPE pour discréditer la promesse adéquiste.

Le président de l'ADQ, Gilles Taillon, à l'époque où il était à la tête du Conseil du patronat du Québec, préconisait sans détour l'abolition des services de garde subventionnés, a fait remarquer M. Charest lors de la conférence de presse qui a suivi la présentation des orientations électorales de son parti à Québec.

Depuis 2003, le gouvernement libéral a augmenté de 30 % le budget alloué à l'aide aux familles, y consacrant maintenant 4,7 milliards. La panier de mesures diverses comprend le Soutien aux enfants, le Régime d'assurance parentale, l'Aide aux devoirs et le crédit d'impôt pour parents âgés.


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